La création d’un transport en commun en site propre (tramway, train ou voie de bus dédiée) entre Massy et Saint Quentin est un ancien serpent de mer de l’Essonne qui avance lentement. Il est
actuellement prévu pour relier déjà la gare de Massy-Palaiseau à l’Ecole Polytechnique, mais il devra être terminé et de grande capacité pour pouvoir envisager un quelconque projet d’aménagement
du Plateau de Saclay.
Mais à la lecture du Schéma Directeur de l’Île de France récemment adopté par le Conseil Régional, on tombe sur un autre projet dans les environs : un transport en commun en site propre en Massy
et Les Ulis. Ce projet est planifié pour la phase 1, soit pour une réalisation entre 2007 et 2013. Il semble que ce soit un projet porté par le Conseil Général de l’Essonne, qui parle de « TCSP
Massy-Courtabœuf-Les Ulis ». Si Les Ulis sont considérées comme une zone d’habitation distincte de la zone d’activité de Courtaboeuf, alors cela signifie qu’il y aura au moins une voie de bus
dédiée jusqu’aux cœur des Ulis.
Mais dans ce cas où passera-t-elle ? L’A10, qui relie Massy à Courtaboeuf, ne dispose que de deux voies dans chaque sens (à moins qu’il ne soit question de supprimer la bande d’arrêt d’urgence).
Et à l’intérieur de Courtaboeuf, il y bien peu de voirie disponible pour faire passer un transport en commun en site propre dans les deux sens. De même d’ailleurs, qu’à travers Orsay et les
Ulis.
Vu la rapidité à laquelle ce projet doit arriver à exécution, il serait souhaitable que tous ceux qui sont concernés soient informés des détails du projet, sur ces questions d’aménagement ou même
de sécurité.
Maud Olivier, maire des Ulis crie au succès après la votation sur le droit de vote des étrangers ! Qu'en est-il ?
'992 votants ! dont 68,72 % de oui à la question : "Etes-vous pour la reconnaissance du droit de vote et d'égibilité des résidents étrangers aux élections locales ? " L'opération
"votation citoyenne" a connu un vrai succès' (Maud Olivier, éditorial, le Journal des Ulis)
"
68,72 % de oui pour un vote orienté, car n'intéressant pas toute la population, et surement moins les sans opinions, indécis voire opposant est-ce vraiment un succès ?
Revenons sur les chiffres auxquels on fait dire ce que l'on veut !
Aux Ulis sont inscrits : 12604 électeurs (pour les élections municipales de 2008) pour une ville de 25785 habitants (recencensement de 1999). Vous prenez en compte l'abstention déjà
importante chez les votants (preque 43 % pour les législatives 2007; presque 42 % pour les municipales)
Au final ce sont environ (à l'arrondi supérieur) 8 % des électeurs ulissiens qui se sont prononcés sur une votation municipale organisé le 22 et 23 novembre,
votation qui avait connu une forte publicité.
Il ne s'agit donc pas "d'une participation exceptionnelle par rapports aux nombres habitants des Ulis " (car 92 % d'abstention des inscrits à cette question, on a vu
mieux comme participation exceptionnelle, y compris aux Ulis), et sur le nombre d'habitant cela représente 4 % de la population totale ! Loin d'être représentatif...
Ce ne sont donc pas "68, 72 % des Ulissiens qui ont dis oui", comme l'indique très injustement le Journal Vivre Aux Ulis mais 68,72 % des votants qui ont voté oui (c'est à dire
68,72 % des 8 % d'électeurs qui se sont déplacés, soit 675 électeurs !)
Dire que les Ulissiens sont prêt à donner le droti de vote aux résidents étrangers semble donc plutôt mensonger voire manipulateur ! Je sais bien qu l'on vit en démocratie et que ceux qui vote
l'emporte sur la majorité silencieuse, mais un peu d'honnêté politique aurait été la bienvenue ici surtout quand on se permet de faire appel à cette même démocratie pour prendre
en compte cette votation...
Qui a dis propagande ?
Puisque l'on est sur un blog politique écrit par des jeunes, revenons un peu sur un des aspects qui touche plus particulièrement les jeunes : le sport et son coût !

Et pour commencer, rendons tout d'abord à la gauche giffoise ce qui appartient à la gauche giffoise !
Si vous avez assisté au dernier conseil municipal du 25 novembre 2008, ce sujet a été brillament évoqué par l'opposition de gauche. Inquiet de la modification des tarifs du Golf de Gif-Chevry, un
membre de la minorité s'est étonné (indigné ?) que les étudiants de 21 à 25 ans soit les premiers touchés par cette modification, rappelant que dans cette période de hausse des tarifs les
étudiants étaient une population fragilisée. Pour information en 2008, les étudiants payaient un tarif de 558 euro annuels ! (si vous connaissez beaucoup de sport à cette somme
merci de me les indiquez).
Nous sommes heureux d'apprendre, que longtemps considéré comme un sport réservé à une élite, un sport non collectif donc qui auraient tendance à favoriser l'individualisme (méfions nous de cette
doctrine !) parfois vilipendé par la gauche ou les tenants de l'abolition des privilèges, le golf fait désormais partie des préocupations de nos socialistes locaux ou apparentés. Il est vrai que
la paupérisation des étudiants golfeurs posent un vrai problème de société... à ces tarifs là ils s'agissaient certainement déjà les années précédentes des étudiants les moins favorisés, on est
sur de réel enjeu d'inégalité ici !
Pourquoi ce sujet n'a-t-il pas été abordé plus tôt ? Depuis combien de temps une telle injustice aveugle-t-elle nos élus ? Autant de questions malheureusement resté sous silence !
Heureusement la gauche a su prendre la balle au rebond et intervenir sur une réelle inquiétude ! Mais que la gauche se rassure, et gageons que les golfs giffois devraient pouvoir continuer à
accueilir du monde. La désertification ne régnera pas sur les greens de la vallée de Chevreuse ! Qu'on se le dise !
Dimanche 30 novembre 2008
Ces dernières semaines, il n'était pas très difficile de voir François Lamy. Il était à peu près partout dans les médias, défendant vigoureusement Martine Aubry face à Ségolène Royal
dans le triste combat de tranchées qui se menait dans le Parti Socialiste. Aujourd'hui, sa véhémence est récompensée car il se voit attribuer de nouvelles fonctions. Il sera désormais le nouveau
directeur de cabinet du premier secrétaire du Parti Socialiste, toujours au service de Martine Aubry. Mais ces nouvelles fonctions n'en remplacent pas d'autres. Dans un incroyable cumul de
mandats, il continue d'être le maire de Palaiseau, le député de la 6ème circonscription de l'Essonne et bien sûr le président de la Communauté d'Agglomération du Plateau de Saclay (CAPS), à
laquelle appartient une bonne partie des villes de la 5ème circonscription de l'Essonne.
Alors la question se pose : comment François Lamy fera-t-il pour gérer toutes ces attributions qui se superposent les unes aux autres ? La réponse est assez simple.
Il en priviligiera certaines au détriment d'autres. Cela s'est vu dès le conseil communautaire de la CAPS du 27 novembre : alors qu'il était inscrit comme rapporteur de six points sur 16 à
l'ordre du jour (outre son rôle de président), il n'est tout simplement pas venu. Libre à lui de vouloir s'impliquer davantage pour le Parti Socialiste, mais s'il faut pour cela qu'il néglige le
travail local en Essonne, il ferait mieux de quitter les fonctions qu'il ne peut assumer.
Mais pendant ce temps-là, que fait alors la CAPS ? Elle est en pilotage automatique, à toujours fonctionner selon les mêmes préceptes. Ainsi, sur 5 groupes de travail thématiques sur
l'élaboration du projet de territoire, 3 ont insisté sur le besoin de renforcer la communication de la CAPS, pourtant déjà écrasante. Les nombreuses opérations de communication en tout genre ont
beau représenter un coût énorme pour un organisme dont les finances sont en mauvaises état, il n'y en a visiblement jamais assez lorsqu'il s'agit d'imprimer le logo de la CAPS dans l'esprit des
gens. Il a été aussi question de renforcer les effectifs de la CAPS, ceux-ci étant pourtant déjà pléthoriques. Seul un groupe de travail aborde rapidement la question du désastre des voiries
transférées, alors que celles-ci sont pourtant l'un des enjeux les plus importants de cette communauté d'agglomération. Mais cela ne semble pas préoccuper les dirigeants de la CAPS,
davantage intéressés par la communication ou les jeux de parti.
Mercredi 12 novembre 2008
Nicolas Sarkozy a donné jeudi le coup d'envoi du projet d'aménagement du
plateau de Saclay, contesté par plusieurs collectivités franciliennes PS,
qui vise à développer autour de cette commune de l'Essonne un pôle
scientifique et technologique, a annoncé l'Elysée.
Ce projet a été présenté par le secrétaire d'Etat chargé du développement de
la région capitale Christian Blanc au chef de l'Etat, en présence du Premier
ministre François Fillon et des ministres de l'Ecologie Jean-Louis Borloo et
de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse.
"Le président de la République a demandé à Christian Blanc de mettre en
oeuvre, sous l'autorité du Premier ministre, le projet et l'organisation qui
lui ont été présentés", a indiqué la présidence dans un communiqué. Selon
l'Elysée, ce projet vise à développer à Saclay un "grand cluster
(ndlr: pôle) scientifique de rang mondial".
Il doit comprendre, autour des laboratoires scientifiques déjà installés,des
"plates-formes technologiques et pépinières d'entreprises", des "moyens de
transports" et des lieux de vie.
Le projet présenté par M. Blanc s'appuiera sur un projet de loi qui doit
être présenté au Parlement en janvier 2009 et sera mené par un
"établissement public à la gouvernance spécifique" incluant "l'Etat, les
collectivités territoriales, le monde scientifique et le monde économique".
Selon le secrétaire d'Etat, cette opération inclut la construction de
logements pour accueillir 35.000 habitants supplémentaires ainsi que
l'établissement de 40.000 emplois d'ici à 2020.
"Moyennant une vérification en cours, qui prendra une quinzaine de jours, il
y a 99 chances sur 100, aujourd'hui, pour que (l'université) Paris XI vienne
s'installer sur le Plateau", a déclaré M. Blanc au cours d'une conférence de
presse.
"Nous pensons que nous pouvons aller vers la constitution de 3, 4 ou 5
campus thématiques, c'est une révolution de Paris XI vers le XXIème siècle",
a-t-il ajouté.
Dans le "Triangle Sud" du Plateau, il y aura selon lui "une capacité
d'hébergement de 25.000 chercheurs, étudiants et ingénieurs".
Un deuxième pôle pourrait avoir pour "vocation" "la voiture de demain", pour
que la France ait "la masse critique" en matière de recherche et de
technologie dans ce domaine. M. Blanc remettra à M. Sarkozy des conclusions
d'ici deux mois.
Pour les transports, il compte s'appuyer à court terme sur le projet de
transport en commun en site propre reliant Massy à Saint-Quentin va regarder
la possibilité de rejoindre Satory. Il travaille d'autre part sur une ligne
Courtaboeuf-Vélizy.
Pour le moyen terme, il a évoqué "un métro automatique rapide
Versailles-Massy", avec "un tracé qui passe sous le plateau de Saclay".
Pour l'aéroport de Toussus Le Noble (Yvelines), il est envisagé une
"vocation de tourisme d'affaires".
Il compte "préserver au moins 1.800 hectares de surface agricole utile,
exploitable en continu, répondant aux critères des agriculteurs".
M. Blanc a chiffré les besoins financiers à "quelques dizaines de millions
d'euros l'an prochain" et l'"investissement total" "de l'ordre de 2,5 à 3
milliards d'euros". Outre les participations de l'Etat et de la région, il a
dit tabler sur des financements innovants et cité EDF et Total.
Source AFP : Transmis par un élu Vert.
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