Elections législatives 2012 (Essonne) : Pourquoi voter François Lamy s'il ne souhaite pas être député ?

Publié le par Petrus

 

          

 

             Francois Lamy-Ministre delegue - charge de la villeFrançois Lamy a décidé de délaisser ceux qui ont voté pour lui et  qui lui ont fait confiance en 2007 et 2008. Confiance déçue depuis sa démission de son mandat de maire de Palaiseau le 23 mai 2012. Confiance déçue vu le peu d’investissement dans son mandat de député et auprès des habitants de sa circonscription. La carrière politique de François Lamy semble plus importante. Dont acte !

 

            L’hypocrisie est ailleurs ! François Lamy sollicite de nouveau la confiance des électeurs en se présentant aux législatives en juin prochain alors qu’il sait pertinemment qu’il n’assumera pas son mandat, puisque la charte déontologique voulue par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault précise que l’on ne peut être député et ministre. Pourquoi voter pour un candidat qui ne veut pas être député ?

 

            Nous en voulons pour preuve que depuis sa depuis sa nomination comme ministre délégué à la ville, François Lamy ne semble pas prêter une réelle attention à sa campagne législative. Aucun site de campagne n’est consultable et ses propositions sont totalement inconnues. Comment élire un député qui n’a pas de programme ? Une élection repose-t-elle davantage sur une personnalité ? une image médiatique ? ou sur des valeurs ! des idées ! des propositions pour améliorer et contribuer au développement de tous !? Pour nous la réponse est évidente ! Une élection est la rencontre d’un homme mais surtout d’un projet, d’idées, de propositions avec les citoyens !

 

            On peut s’interroger sur cette candidature vu le piètre bilan de François Lamy en tant que député, dont la présence dans l’hémicycle du Palais Bourbon lors de la dernière législature ne fut pas des plus forte.

 

            En réalité c’est le suppléant de François Lamy - Jérôme Guedj - qui fait campagne pour lui. Une délégation en somme qui montre bien la considération de François Lamy pour ce mandat.

 

             Le problème est que Jérôme Guedj cumule un nombre certain de mandats dans l'Essonne et n'est pas à même de représenter les électeurs et habitants de la sixième circonscription tout en menant de front l'ensemble de ses activités :

 

1.   conseiller municipal de Massy,

2.   conseiller général du canton de Massy-est,

3.   président du conseil général de l'Essonne

4.  et peut-être député si les électeurs décide de le choisir malgré ce cumul de mandats que les socialistes dénoncent tant.

            Jérôme Guedj qui de son propre aveu, dans Le Parisien du 18 mai affirme: « Je ne vais pas démissionner du conseil général (…). Tant que la loi sur le non-cumul n’est pas votée, rien ne m’y oblige ». Les électeurs de la sixième circonscription de l'Essonne apprécieront le respect qui leur est fait et la cohérence des propos avec le projet et les discours des socialistes.

 

 

          Alors pourquoi se présenter aux législatives ? L’argument le plus souvent entendu pour défendre cette pratique est qu’il s’agit d’une attitude républicaine et que les membres du gouvernement ont besoin de la légitimité du vote populaire pour mener à bien leur action. C’est oublier l’esprit de notre constitution et la nécessité de la séparation des pouvoirs pour le bon équilibre de notre démocratie.

 

            La seule personne au sein de l’exécutif qui détient la légitimité populaire est le président de la République. Tel est l’esprit de la Ve République. Les membres du gouvernement ne sont pas élus et n’ont pas besoin de l’être. Ils ont deux sources de légitimité : ils sont désignés par le président élu, et le gouvernement pour rester en fonction doit garder la confiance du Parlement. « Qu’un ministre cherche une autre source, plus directe, de légitimité en se présentant à un mandat parlementaire qu’il ne compte pas exercer est une posture absurde.

             Conquérir le pouvoir législatif, tout en ne voulant pas l’exercer, ce n’est pas faire preuve d’esprit républicain, c’est faire injure aux institutions de la République ». Le non-cumul c’est l’idée qu’un gouvernement gouverne, et que les législateurs légifèrent. Cela exige des compromis et du respect. Lequel suppose qu’un ministre, s’il veut un siège au Parlement, ambition honorable, doit naturellement oublier son maroquin et occuper son siège s’il a le bonheur et l’insigne honneur d’être élu par ses électeurs ».

(Propos de Michel Faure ancien journaliste à Libération)

 

 

Alors au final peut-on faire confiance à François Lamy et Jérôme Guedj qui ne nous représenteront pas ? La réponse est non !

 

Le 10 juin ne renouvelez pas votre confiance à des personnes qui la trahissent !

 

 

Source :

 

http://www.lasteyrie.fr/une-vraie-fausse-candidature-pour-le-parti-socialiste/

 

http://www.leparisien.fr/espace-premium/essonne-91/le-nouveau-costume-de-francois-lamy-18-05-2012-2005210.php

 

 

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M
<br /> Si Nicoles sarkozy avait été réelu, ce n'aurait pas été François Hollande qui aurait conduit les socialistes à la législative, mais Martine<br /> Aubry, en tant que première secrétaire du PS, pas plus que'aujourd'hui ce n'est Nicolas Sarkozy qui conduit l'UMP à la législative mais bien Jean-François<br /> Copé<br />
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P
<br /> <br /> Effectivement, je pensais davantage à "est-ce que la gauche aurait appelé à une cohabitation elle aussi en 2012 ?", les noms des dirigeants au final important peu vu le côté aléatoire de la<br /> politique (la preuve avec François Hollande qui il y a encore 2 ans n'apparaissait pas comme le grand vainqueur de la gauche)<br /> <br /> <br /> Mais cela ne reste que de la prospective et nos politiques ont leur stratégie qui varient en fonction des circonstances et des opportunités.<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> Merci de votre réponse<br /> <br /> <br /> Vous avez raison, la position du patron du parti d'opposition réclamant une cohabitation était absurde quand François Hollande la demandait en 2007, comme elle est<br /> toujours quand c'est au tour de Jean-François Copé de la demander en 2012<br /> <br /> <br /> On peut juste ajouter qu'elle est sans doute un peu plus absurde pour un parti qui se réclame du gaullisme et de la prééminence du Président de la République fondée sur la<br /> légitimation de celui-ci par le suffrage universel<br /> <br /> <br /> La logique de la V ème République est bien de donner une majorité législative au Président de la Républqiue qui vient d'être légitimé par le peuple, et la logique de l'opposition de tenter de<br /> limiter cette majorité, pas de faire croire en une alternative quelques semaines après une élection au résultat incontesté<br />
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P
<br /> <br /> Effectivement,<br /> <br /> <br /> Même si ce n'est pas plus absurde si l'on prend en compte le mitterandisme qui a voulu inscrire ses pas dans la continuité du général de Gaulle. Au final le parti socialiste et la doite ont la<br /> même approche de la Ve République quoique l'on en dise, bien loin d'une sixième république limité à quelques éléments politiques.<br /> <br /> <br /> Non la vraie question c'est - si l'on fait un peu de prospective - de savoir en cas de résultat inverse à la présidentielle de 2012 quelle aurait été la position de François Hollande de nouveau ?<br /> A quel point les partis politiques sont-ils cohérent, y compris le parti socialiste dans leur logique d'alternance poru ne pas dire cohabition terminologie qui fâche.<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> Comme quoi les arguments varient<br /> <br /> <br /> En mai/juin 2007 les Ministres UMP étaient eactement dans la même situation que François Lamy aujourd'hui , amenés à éprouver leur légitimité face au suffrage universel<br /> <br /> <br /> C'est d'ailleurs en raison de son échec bordelais qu'Alain Juppé dut quitter le Gouvernement, comme François Lamy devra le faire s'il est battu dans la sixième circonscription de l'Essonne<br /> <br /> <br /> Cela montrerait un sens démocratique de valider ce message (et d'y répondre)<br />
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P
<br /> <br /> Ce n'est pas parce que les situations sont identiques que les arguments sont faux !<br /> <br /> <br /> La situation en 2007 n'est pas plus cohérente qu'elle ne l'est aujourd'hui. En 2007 les ministres auraient du choisir entre leur mandat de député ou leur fonction de ministre et non se présenter<br /> au suffrage ce qui n'a pas de sens et n'apporte qu'une légitimité médiatique.<br /> <br /> <br /> "Les membres du gouvernement ne sont pas élus et n'ont pas besoin de l'être, ils sont désignés par le président lui-même élu au suffrage universel direct. Le rendez-vous d'un homme et son projet<br /> avec le peuple."<br /> <br /> <br /> Par ailleurs, le gouvernement socialiste et François Hollande ont davantage médiatisé le non-cumul de mandat et l'exemplarité par rapport au gouvernement de 2007. Il y a donc aujourd'hui<br /> une interrogation plus forte sur cette question du cumul de mandat (car même s'il laisse sa place à son suppléant, François Lamy pourra récupérer à tout moment son mandat au terme de sa<br /> fonction de ministre). Le discours n'était pas le même à ce sujet en 2007. Les donneurs de leçons aujourd'hui sont à gauche et se doivent d'être cohérent.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Merci pour votre lecture en espérant que notre réponse validera votre interrogation sur notre "sens démocratique"<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je vous invite enfin à lire notre article sur la position de François Hollande en 2007 quant à une éventuelle cohabitation : http://jeunespopulaires91circo05.over-blog.org/article-quand-fran-ois-hollande-souhaite-une-cohabitation-105383369.html<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Là aussi on pourrait s'interroger sur la cohérence de nos politiques...<br /> <br /> <br /> <br />