Législatives 2012 (Essonne) : la parité non respectée... chez les socialistes !
Un des enjeux nationaux de la moralisation de la vie politique était un respect accru de la parité. Qu'en est-il en Essonne pour les législatives 2012 ?
Plusieurs partis ont respectée en Essonne le principe de parité hommes - femmes : le Parti Ouvrier Indépendant (POI), Europe Ecologie-les Verts (EELV), l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP) et le Front National (FN).
- Les mauvais élèves :
- Le Front de gauche ne respecte pas la parité alors qu'il milite pour une parité stricte aux législatives.
- Peut-être plus étonnant - mais après tout n'étant plus à une contradiction et un reniement prêt - le parti socialiste qui ne présente que 3 candidates sur 10 circonscriptions : Maud Olivier, maire des Ulis, conseillère générale et candidate dans la 5e circonscription (Saclay-Orsay), Aude Bristot, adjointe au maire de Montgeron et candidate dans la 8e (Yerres-Montgeron), et Béatrice Périé, candidate dans la 2e (Etampes). Et encore, toutes trois se présentent dans des circonscriptions actuellement détenues par la droite. On notera aussi que la parti socialiste n'a proposé que 3 suppléantes auprès des candidats masculins...
Pourtant François Hollande, s'était engagé à plusieurs reprises pendant la campagne sur toute une série de mesures en faveur des droits des femmes ! Certes au niveau national la parité est respectée, certes au niveau gouvernemental la promesse a été tenue avec un gouvernement paritaire (même si les femmes n'occupent pas les ministère les plus "en vu"...); mais au niveau des conseillers élyséens on atteint péniblement 6 femmes pour 31 membres ! La parité n'engage que ceux qui y croient !
Le plus gênant pour le parti socialiste essonnien est d'avoir comme candidate à la députation Maud Olivier dont le discours contre les discriminations et la parité est un thème de prédilection.
"Dans sa profession de foi Maud Olivier indique "qu'elle veut mettre son expérience (sic) en matière de lutte contre les discriminations au service de l'Assemblée Nationale"
Que peut-on espérer de cette candidate au niveau national si au niveau départemental elle n'a pas réussi à imposer son point de vue et la parité à ses collègues masculins ?!
La Vice-présidente au conseil Général en charge de la lutte contre les discriminations et de la promotion de l'égalité reconnaît elle-même cette contradiction dans un article au parisien :
Quand le Parti Socialiste donne des leçons mais n'arrivent pas à les appliquer au plan local que peut-on espérer de lui au niveau national ?
Il est facile de faire des promesses il est difficile de les tenir, plus encore de les croire !