Le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon critiquent le Parti Socialiste et celui-ci leur rend bien

Publié le par Petrus

Lors du 6 mai 2012, élection de François Hollande :

Jean-Luc Mélenchon : "Je veux dire que c’est la première fois que les socialistes gagnent sans aucun projet de société ni aucune réforme emblématique"

"Ils, elles [les socialistes], remercient les « humanistes », et même le Modem, sans oublier « nos amis écologistes ». Bref tout ce qui compte pour du beurre dans le résultat et dont il est possible de caresser la tête sans risque. Mais le « Front de Gauche » ? C’est le parent qui fait honte ? On dirait bien"

 

Sur l'élection de déptués de Front de Gauche :

Jean-Luc Mélenchon : "Elire des socialistes n’améliore pas le rapport de force avec la droite. Tout au plus cela confirme le niveau minimum de leur programme."

 

 

Sur sa défaite à Hénin-Beaumont :

Jean-Luc Mélenchon : "Le parti dominant, le PS, consacre l’essentiel de ses forces à tenter d’écraser ses partenaires pour avoir la majorité absolue tout seul. Pourquoi faire ? Pour être certain de pouvoir rendre impossible de cette façon toute forme de débat sur les décisions qui viendront d’en haut".

 

"Le Parti socialiste est un astre politique mort. Ce que nous en voyons est juste une rémanence électorale sans consistance dynamique. Tout y tient par la colle du vote utile et autre niaiseries du même acabit. Rien de cela n’est le début d’une ligne offensive cohérente, ni une vision de l’avenir. Il est radicalement inapte pour affronter la crise qui vient comme un parti de masse capable d’organiser l’action populaire. Les entendre parler aux autres est en soi un véritable indicateur. Ainsi du ton haineux, hautain et méprisant de proconsul du type Bartolone ou vicieux comme ce Christophe Borgel qui pérore : « la mobilisation profite à toute la gauche. » Quand il vient d’organiser la déconfiture de ses alliés des Verts autant que de ses concurrents du Front de Gauche ! "

 

"En apprenant que je reconnaissais notre deuxième place, la salle des socialistes exulta de joie : « On a battu Méluche ! ». J’étais bien leur adversaire, on le voit !"

 

 

Source : blog de Jean-Luc Mélenchon

L'opinion des socialistes concernant Jean-Luc Mélenchon :

Martine Aubry : "Jean-Luc Mélenchon se paye une publicité personnelle et prend le risque de remettre Marine Le Pen dans le jeu", a donc fustigé Aubry devant les députés, se disant, "toujours surprise de voir quelqu'un de gauche faire le jeu du Front national".

Un dirigeant PS a fait ses comptes et pense Kemel [candidat face à Marine Le Pen ] condamné avant le 1er tour :. "Malheureusement, c'est Mélenchon qui va gagner. C'est dégueulasse... Il remet Marine Le Pen dans le jeu et après il va installer deux permanents et disparaître d'Hénin-Beaumont", lâche-t-il. Et de poursuivre : "Ça me fait toujours marrer de voir Jean-Luc en représentant du peuple parce que je le connais. Il s'en fout, il est mû par son destin." (Le Point du 23 mai 2012)

Alexis Tsipras dirigeant de la coalition de gauche en Grèce  menaçait : "Si François Hollande ne tient pas ses promesses, il deviendra Hollandréou et la France deviendra la Grèce..." Hollandréou, une expression made in... Mélenchon, pendant la présidentielle ! "C'est pitoyable", souffle simplement un dirigeant PS.

 

L'opinion des Verts :

David Cormand, chargé des négociations à EELV, d'ironiser sur Jean-Luc Mélenchon qui «fait des claquettes à Hénin-Beaumont» face à Marine Le Pen

 

 

Un journaliste des Echos : "Enfermé dans son face-à-face avec Marine Le Pen, il [Jean-Luc Mélenchon] a favorisé le vote utile pour le PS. Mais, en Ile-de-France, le PC paie aussi l'usure des sortants. La ceinture rouge achève de se déliter. Aux dernières cantonales, le socialiste Claude Bartolone avait ravi aux communistes le Conseil général de la Seine-Saint-Denis. Le même phénomène se produit dans les circonscriptions.

 

 

Concernant notre circonscription notons que Gilles Laschon du Front de Gauche, tenait au premier tour des législatives le même discours quant au parti socialiste, et déjà lors des cantonales en 2011. Les électeurs du Front de Gauche seront-ils les dindons du second tour ? se laisseront-ils encore séduire par le parti socialiste qui ne leur a jamais rendu la pareille et se serviront encore d'eux ?

 

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Publié dans Politique nationale

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