Non à la réforme des statuts de l'UMP

Publié le par Durandal

   Ne donnant pas de consignes de votes, n'étant pas non plus réputé pour avoir le doigt sur la couture et acceptant tout article favorisant le débat je vous livre encore un article de Durandal concernant la réforme des statuts de l'UMP.

   Entre le 10 et le 23 septembre, les adhérents de l'UMP voteront pour décider du changement ou non des statuts du parti. La justification de ce changement est faible : "Pour chacun d'entre nous, [Nicolas Sarkozy] demeure le Président moral de l'UMP. Il convient néanmoins d'adapter nos statuts selon ses voeux". Or si Nicolas Sarkozy est devenu président de la République, comme nous l'avons souhaité, il a démissionné de la présidence de l'UMP pour devenir le président de tous les Français, ce n'est certainement pas pour rester l'homme d'un parti. Ce n'est en tous cas pas souhaitable.

   Cette réforme ferait que l'UMP serait dirigée par un secrétariat général élu par le bureau politique, instance dont les adhérents n'ont aucun mot à dire sur la désignation. Il s'agit en fait d'une structure sans lien direct avec les militants, dont la fonction est de répercuter les consignes des cadres sortants. Il y a ainsi une véritable volonté d'affaiblir la direction de l'UMP dans cette réforme, la désignation par l'ensemble des militants étant perçue comme donnant trop de légitimité à celui ou celle qui dirige ensuite l'UMP. Or pour faire entendre la voix de la droite aujourd'hui, il est au contraire nécessaire que l'UMP soit forte et audible, plutôt que soumise et invisible.

   Ce changement des statuts aux principes généraux du mouvement, car les nouvelles dispositions annuleraient de fait la volonté initiale de l'UMP, exprimée dans l'article 4 de ses statuts : "Le fonctionnement de l'Union repose sur la démocratie, exprimée par le vote de ses adhérents."  Il y est d'ailleurs stipulée que "la durée des mandats de l'Union est fixée à trois ans". Les dirigeants élus à l'automne 2004 n'auront donc plus de légitimité pour contrôler le mouvement. Mais le projet est de ne plus faire appel aux adhérents pour élire leur direction. Tout juste Jean-Pierre Raffarin annonce-t-il qu'il y aurait un vote de confiance de la part des adhérents envers le nouveau secrétariat général, mais il ne s'agirait alors que d'organiser un plébiscite factice, dans la mesure où un seul choix de direction serait structurellement possible, et d'autre part, cette disposition n'est même pas prévue dans les changements de statuts aujourd'hui aux adhérents.

   Enfin, ce changement contrevient à l'esprit même de la démocratie telle qu'elle avait lieu à l'UMP : Nicolas Sarkozy n'expliquait-il pas pendant la campagne que c'était grâce à l'élection par les militants de l'UMP qu'il avait réussi à en devenir le président ? Si les dispositions envisagées actuellement était en cours lorsque Jacques Chirac était président de la République, Nicolas Sarkozy n'aurait eu aucune chance de se faire désigner par le bureau politique.

   Il s'agit donc bien d'une réforme des statuts témoignant d'un profond mépris envers les militants de l'UMP et de la démocratie interne au mouvement, et cela constitue donc un véritable en arrière. Voilà pourquoi il faut la rejeter.

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Publié dans Actualité militante

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V
Ben oui, Sarko vous a baisé ! Chirac, c'est fini...
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S
Chacun ses opinions... et on respecte celles des autres...
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