Les municipales 2008 à Bures-sur-Yvette (1)
Encore un article du Parisien mais cette fois-ci consacré à Bures-sur-Yvette où le centre semble se faire une place grandissante.
C’est une campagne à grands renforts de nouvelles technologies. Ces dernières semaines, le candidat MoDem à la mairie de Bures-sur-Yvette, Jean-François Vigier, a sorti l’artillerie lourde. Au-delà du traditionnel porte-à-porte, c’est le Web qui a fait l’objet d’une déferlante de sollicitations, au grand dam de ses deux adversaires, le PS François Legrand et l’UMP Daniel Vlachos.
« Ils utilisent frauduleusement les fichiers des associations de parents d’élèves pour faire leur promotion », dénonce le premier. « Et aussi celui des personnes âgées. Ils les contactent pour les emmener jusqu’aux bureaux de vote », s’étrangle le second. « Même les inscrits sur le site copainsdavant.com ont droit à leur petit mail », reprend François Legrand. Bref, « l’éthique s’efface devant le marketing », résument les deux.
Jean-François Vigier dément. Très mollement. « Nous sommes très présents sur le terrain, résume-t-il. Les autres listes prennent peur. Je les appelle à garder leur sang-froid. » En tout cas, il se verrait bien en trublion, raflant le siège du sortant (DVG) Philippe Janin, qui ne se représente pas.
Après deux mandats, dont le premier en 1995 emporté à… une voix près, le maire a décidé de céder la place. Nouveau venu en politique, son successeur désigné, François Legrand, 39 ans, a réussi à rassembler l’ensemble des forces de gauche sur son nom.
Scientifique de formation, cet employé du CEA assume l’intégralité du bilan des précédents mandats. « Nous allons poursuivre les projets en cours, prévient-il. Nous avons tout mis dans notre programme, y compris ce qui fâche. Mais nos valeurs sociales passent par la création de logements. » Par exemple à la Guyonnerie, où la gauche souhaite aussi attirer des entreprises qui font cruellement défaut.
« Des projets démesurés », estime Jean-François Vigier. Daniel Vlachos, lui, souhaiterait réaliser un « écoquartier ». D’une même voix, les candidats de droite dénoncent un « laisser-aller en matière d’entretien de la ville et d’environnement ».
A l’inverse, si François Legrand et Daniel Vlachos auraient tendance à s’épargner mutuellement, ils fustigent « le téléguidage » de Jean-François Vigier. « C’est le directeur de cabinet du maire de Massy, précise François Legrand. Vincent Delahaye tisse sa toile. Il n’y a qu’un objectif : prendre la ville. Sans programme derrière. » « Je n’ai pas besoin de Vincent Delahaye pour savoir où aller, rétorque Jean-François Vigier. Je suis assez grand pour ça. »