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Politique nationale

Jeudi 21 décembre 2006

Un nouveau talent apparaît dans nos colonnes et nous apporte un article de qualité sur le voyage de Ségolène au proche-Orient, mêlant comparaison et analyse. Je vous en laisse la saveur.

   Le Parti Socialiste a essayé de faire croire que les critiques sur le voyage de Ségolène Royal au Proche Orient relevaient de la politique franco-française, mais cette revue de presse anglo-saxone montre que ses faux pas ont également retenu l'attention à l'étranger (retranscription de "La France vue par la presse anglo-saxonne" - Jean-Bernard CADIER, Europe 1, 9 décembre 2006, 8h50) :

   Ségolène Royal au Proche Orient a évidemment attiré l'attention de la presse anglo-saxonne, et en particulier la polémique sur les propos anti-israéliens et anti-américains du député du Hezbollah. Pour le Times de Londres, "Ségolène Royal a trébuché". The Independant parle de sa "première tournée à l'étranger ternie par une boulette". Pour le journal anglais, la candidate socialiste semble essentiellement avoir été victime d'une erreur de traduction. Le Daily Telegraph en revanche ne lui trouve pas d'excuse : "cette visite met sérieusement en doute sa capacité à traiter les dossiers internationaux, sensibles et complexes".

   Le Wall Street Journal parle de flop politique majeur : "Mme Royal s'est rendue au Proche Orient comme elle serait allée dans une banlieue difficile, telle une poupée de porcelaine qui se précipite dans l'arène, incapable de faire la différence entre un taureau et un cheval".

   "Après tout c'était peut être inévitable" écrit le New York Times, "le Proche Orient peut être un endroit dangereux pour les débutants en diplomatie, et son audace n'a pas réussi à dissimuler ses gaffes". Mais le journal de New York s'intéresse surtout au fond : "Mme Royal s'est affirmée comme un soutien loyal à Israël, elle donne l'impression de vouloir se démarquer de la ligne traditionnellement pro-arabe de la gauche française. C'est une stratégie qui pourrait se montrer contre-productive auprès de ses plus fervents supporters. Elle est encore plus pro-israélienne que Nicolas Sarkozy", poursuit le New York Times, "et sur l'Iran, en prenant position contre tout nucléaire civile, elle s'est montrée encore plus rigide que l'administration Bush".

   Le Herald Tribune s'intéresse d'ailleurs au voyage annoncé de Ségolène Royal aux Etats-Unis et à sa possible rencontre avec Hillary Clinton. "Ségolène et Hillary, deux femmes de gauche qui vont essayer de se faire élire, mais la comparaison ne va pas plus loin", estime John Vinocur. "La relation Ségolène/Hillary est un fantasme français, car ce qui fait la force de Hillary Clinton, ce sont ses idées politiques, et non pas le fait qu'elle soit une femme. C'est la substance et la clarté de ses prises de position, alors que le fondement de la popularité de Mme Royal c'est sa féminité, et ensuite son apparence de modernité. Après ses mésaventures au Proche Orient", conclut John Vinocur, "Mme Royal risque d'être accueillie par Mme Clinton avec un sourire crispé".

Xerbias

Par Durandal
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Lundi 8 janvier 2007

   Le bilan de la droite dans la lutte contre la délinquance En étudiant les données de l'état 4001 (qui indique les constations de faits délictueux par la police) fournies par l'Observatoire Nationale de la Délinquance (www.inhes.interieur.gouv.fr/), on peut dresser un comparatif entre 3 années de droite (avec Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin au ministère de l'intérieur) et 3 années de gauche (avec Jean-Pierre Chevènement et Daniel Vaillant à ce poste) :

 

  1999    var 1999/2002 2002    var 2002/2005 2005
           
Violences physiques crapuleuses 95211 +40,22% 133501 -6,47% 124857
Menaces ou chantages 44185 +40,28% 61983 +19,60% 74131
Violences sexuelles 20690 +26,65% 26203 -8,91% 23868
Violences physiques non crapuleuses 122877 +29,70% 159366 +18,28% 188494
           
Total atteinte aux personnes 282963 +34,67% 381053 +7,95% 411350
           
Vols 2716865 -9,09% 2469784 -15,05% 2098055
Destructions et dégradations 499473 +17,98% 589278 -9,12% 535516
           
Total atteintes aux biens 3216338 -4,89% 3059062 -13,91% 2633571
           
TOTAL    3499301 -1,69%    3440115 -11,49%    3044921

 

   Si le bilan de la droite n'est donc pas parfait, il reste qu'en comparaison de la gauche, il est en tous points meilleur : catégories par catégories, les baisses sont plus prononcées, les augmentations moins fortes, ou bien la délinquance recule lorsqu'elle augmentait sous la gauche comme dans le cas des violences physiques crapuleuses qui baissent depuis 2002 après qu'elles aient augmenté de plus de 40 % entre 1999 et 2002. Selon ces données, les résultats sont donc meilleurs avec la droite qu'avec la gauche, mais il reste encore des progrès à réaliser. C'est pourquoi la lutte contre l'insécurité devra rester un souci de la prochaine législature.

Par Durandal
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Jeudi 11 janvier 2007

Roger Karoutchi s’étonne de l’attitude du porte-parole de Mme Royal qui annonce  qu’il faudra lutter avec « fermeté et précocité » contre la délinquance avec des « moyens supplémentaires », alors les crédits de la région Ile-de-France en faveur de la sécurité ont baissé.

 

Dans un communiqué, Roger Karoutchi, Sénateur des Hauts-de-Seine, Président du groupe UMP au Conseil régional d’Ile-de-France, s’étonne de l’attitude schizophrénique du « Julien Dray national », porte-parole de Mme Royal et du « Julien Dray régional », vice-Président de la région Ile-de-France en charge de la sécurité.

Quand le « Julien Dray national » annonce qu’il faudra lutter avec « fermeté et précocité » contre la délinquance et qu’il faudra des « moyens supplémentaires », le « Julien Dray régional »  baisse les crédits en faveur de la sécurité.

Ainsi depuis 2004, il a réduit de :
-    31% les crédits de la sécurité en Ile-de-France et de
-    43% ceux en faveur de la sécurité dans les métros, les RER et les bus franciliens.

Et ce n’est pas tout !

Par idéologie, le « Julien Dray régional » refuse de financer les équipements des polices municipales (gilets pare-balle, radar,…) alors que ces dernières ont un rôle essentiel dans la prévention de la délinquance.  Le « Julien Dray national » quant à lui souhaite bien évidemment lutter contre la délinquance « avec précocité. »

Et comme le dit lui-même, Julien Dray, il faudra « beaucoup de fortitude » pour décrypter son attitude.

Le 11 janvier 2007 

http://www.u-m p.org/site/index.php/ump/s_informer/actualites/securite_la_schizophrenie_de_julien_dray

Par Petrus
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Lundi 22 janvier 2007

   Une loi déjà votée Ségolène Royal est au milieu d'une offensive importante dans les médias, en s'étant faite inviter depuis mercredi consécutivement dernier par RTL, France 3, TF1, Canal Plus et demain sur Europe 1. L'occasion pour elle de tenter de justifier l'absence de son programme, et accessoirement de faire un revirement de 180° sur le cas Georges Frêche dans un intervalle de quatre jours. Mais à la suite de ces interventions et de son passage à Roubaix, elle répète que la première loi qu'elle ferait voter une fois élue serait sur l'éloignement du conjoint violent du domicile familial. Cette loi a pourtant déjà été votée par l'Assemblée Nationale en 2006, comme le lui a fait remarqué Nathalie Kosciusko-Morizet, députée de l'Essonne, lors de l'émission Ripostes du décembre 2006. On apprend à cette occasion que Ségolène Royal n'avait pas assisté à la discussion de la loi en question, alors qu'elle se targue pourtant de faire de la lutte contre les violences conjugales une de ses priorités. Interrogée dimanche 21 janvier sur Canal Plus sur sa volonté de faire voter une loi qui existe déjà, elle a tenté d'expliquer que la loi n'étais pas appliquée.

 

   Europe 1 a tenté d'en savoir plus (retranscription du journal de 8 heures, Europe 1, 22 janvier 2006) :

 

   -  Vincent Parizot (présentateur du journal de 8 heures d'Europe 1) : On a vu les images, il y avait de l'émotion dans la salle vendredi soir lors du débat participatif de Ségolène Royal dans le Nord, émotion au moment où une femme battue a interpellé la candidate sur ses intentions, et la réponse de Ségolène Royal a été très clair : "ma première loi, dit-elle, sera consacrée aux violences faites aux femmes, avec au coeur du dispositif le droit pour les femmes battues de rester à la maison et donc l'obligation pour le conjoint violent de quitter le domicile". Eh bien c'est étonnant, Pierre Rancé, car cette loi elle existe déjà, elle a été votée l'an dernier en 2006.

    -  Pierre Rancé (consultant d'Europe 1 en matière juridique) : Oui, l'éloignement du conjoint violent du domicile familial que propose Ségolène Royal est déjà prévue dans une loi qui a été votée l'an dernier en avril 2006, qui a été votée justement pour renforcer la prévention et la répression au sein du couple, c'est le nom de la loi. Avec une mesure phare, qui permet au procureur de la République d'ordonner au conjoint violent de quitter le domicile et de ne plus avoir de contacts avec la victime, sans même attendre de savoir si la plainte sera classée sans suite ou s'il y aura des poursuites. Et quand des poursuites sont décidées, cette loi permet au JLD, le juge de la liberté et de la détention, d'ordonner sans attendre le procès l'éloignement du conjoint violent non seulement du domicile mais aussi de tous les lieux fréquentés par la victime avec un contrôle judiciaire à la clé. Enfin, il faut dire aussi que cette loi s'adresse à tout le monde, puisqu'elle s'applique aux conjoints bien sûr, c'est à dire aux époux, mari et femme, mais aussi aux concubins et aux partenaires d'un PACS, que le lien conjugal soit actuel ou passé.

    - Vincent Parizot : Euh, hier Ségolène Royal en tous cas sur Canal Plus Ségolène Royal a rectifié le tir, elle a expliqué que cette loi existait peut être, mais qu'elle n'était pas appliquée. Là aussi ce n'est pas vraiment exact...

   - Pierre Rancé : Là aussi on peut s'étonner des propos de Ségolène Royal car cette lutte contre les violences conjugales a été une priorité de la justice. Des circulaires de politique pénale ont été adressées à tous les chefs de cour, avec des instructions très précises pour les magistrats, comme nous l'a confirmé Naïma Rudloff, qui est la secrétaire générale du syndicat FO Magistrat, et qui elle-même, a appliqué cette loi comme procureure : Citation de Naïma Rudfloff : "Elle est entrée en application immédiate, à une large application par tous les services de traitement en temps réel, dans lesquels sont traités tout ce qui concerne les violences conjugales. Il y a une attention de la chancellerie particulièrement attirée sur les procureurs de la République dans cette matière, et je peux vous dire que l'on fait une application très abondante de ces dispositions, et je dirais même quasi-systématique, même si bien sûr la situation s'apprécie toujours au cas par cas."

   - Vincent Parizot : Voilà, et puis on ajoute, Pierre, qu'il y a avec la réponse pénale aussi une réponse civile depuis la réforme du divorce...

   - Pierre Rancé : Oui la protection de la femme battue est prévue également dans la réforme du divorce qui est entrée en vigueur en janvier 2005, et qui, depuis cette date, permet à la victime de violences conjugales de saisir le juge aux affaires familiales pour qu'il statue sur la résidence séparée avant même toute procédure de divorce, et ordonner, là aussi, l'éviction du conjoint violent du domicile familial, on ne voit pas ce qu'on peut faire de plus.

Par Durandal
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Mardi 23 janvier 2007

 

   Une petite vidéo (2.30 mn) très intéressante qui nous montre un débat entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. On remarquera que l'argumentation de la part de la candidante socialiste reste la même, toujours à se poser en victime, toujours creuse, toujours vindicative, à se poser en victime mais rarement à se remettre en question. La politique ce n'est pas refuser le débat au contraire c'est convaincre ! De ce côté là, Mme Royal a encore beaucoup d'effort à faire.

   Merci à Yogg pour l'information et frogman pour le lien ;-)

 

Par Petrus
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Jeudi 25 janvier 2007

 Je reprends ici un communiqué de Kosciusko-Morizet qui me semble intéressant et révélateur des errements de Ségolène royal en matière de programme.

 " La candidate socialiste a déclaré, lors de son troisième « débat participatif », qu’elle souhaitait la création d’un « collège environnement » au sein du Conseil économique et social.

   Ce n’est pas la première fois que la candidate socialiste reprend les propositions émises par l’UMP.

   Cette fois-ci elle reprend une proposition que la Déléguée générale à l’Ecologie de l’UMP, la Députée Nathalie Kosciusko-Morizet, a déposée dès juillet 2004 à l’Assemblée nationale. Cette proposition de loi constitutionnelle (n°1715) demandait la modification de cette institution, qui deviendrait Conseil économique, social et environnemental.

   A l’époque, la Députée avait écrit que cette proposition confirmerait « aussi la place du CES dans nos institutions, son rôle pivot et sa grande modernité, espace d’écoute, de débats et de recherche de consensus ».

   Cette proposition de loi s’inscrivait dans la suite logique du débat qui avait accompagné le Projet de loi constitutionnelle relatif à la Charte de l’environnement.

   S’il est possible que la proposition de loi déposée par Nathalie Kosciusko-Morizet ait échappé à la candidate socialiste, l’UMP comprend difficilement pourquoi Ségolène Royal n’a pas voté le Projet de loi constitutionnelle relatif à la Charte de l’environnement, adopté en Congrès du Parlement. Ce vote a pourtant hissé l’environnement au plus haut degré de notre édifice juridique.

   La candidate socialiste, en matière d’environnement comme sur d’autres sujets, restera-t-elle au stade de l’incantation ?"


Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET
Déléguée générale à l’écologie

 

Source UMP, Communiqué du 25 janvier 2007

Par Petrus
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Jeudi 15 février 2007

Un article que j'ai trouvé intéressant de la part de segostop, plutôt bien fait.

Le père noël débarque

le 11 février !

Voila ce que Ségolène ROYAL avait marqué sur son pense-bête avant de monter sur scène dimanche dernier à Villepinte pour son « discours programme » :

- Montrer que j’ai un programme,
- Montrer que j’ai la compétence pour être candidate et ne pas faire de faux pas.
- Rassurer le PS

En fait elle n’aura rassuré que quelques éléphants quelques peu égarés.

Sur ces 2 heures de discours, le début était plutôt encourageant : la candidate socialiste s’offusque du niveau de la dette publique. On croit percevoir un début de programme économique et peut-être même des réformes fiscales : que nenni ! Après ce constat, pas une proposition concrète pour réduire le déficit, pas une ébauche de tentative de réduction de la dette, pas une mesure pour réduire le train de vie de l’Etat… bien au contraire !

En 2 heures, Ségolène ROYAL a proposé ni plus ni moins qu’une flopée de subventions publiques au cout indéterminé, sans parler de la dangerosité de certaines mesures comme l’allocation d’autonomie. Quant au financement de ces mesures, rien, rien et encore rien.

Sur 2 heures de discours donc, près de 90 minutes d’annonces à tout va. Au programme, subventions, allocations, aides en tout genre : un véritable retour aux fondamentaux de la pensés socialiste des années 80 : on arrose ! Tout le monde y a droit. Ce sont des milliards d’Euros de dépenses annoncés en quelques minutes par la candidate socialiste. Ségolène ROYAL invente le père Noël un 11 février ! L’irresponsabilité des 35 heures de Jospin avait déjà couté extrêmement cher, madame ROYAL continue d’ouvrir la vanne à promesses… un véritable ras de marée de dépenses alors que nous n’en sommes qu’au début de la campagne.

Il est vrai que la promesse démagogique peut tenir lieu de programme électoral mais au moins faut-il que ces promesses soient argumentées et surtout chiffrées. Or il n’en est rien, évidemment. Comme si Ségolène ROYAL se disait en elle-même :

Déjà que j’ai donné un programme, on ne va pas me demander en plus de le chiffrer précisément.

Lundi, au lendemain de ce discours-fleuve, toujours pas une seule réponse de Ségolène ROYAL sur le coût de son projet présidentiel : la candidate préfère ne pas répondre aux questions des journalistes. On la comprend, une nouvelle gaffe est si vite arrivée ! Julien Dray tente alors d’apporter quelques fades arguments. Le projet de madame Royal couterait « aux environs de 35 milliards d’euros ». Dommage, le même jour, les différents experts indépendants parlaient eux d’une fourchette basse de 55 milliards d’Euros, et encore toutes les mesures n’ont pas été encore prises en compte !

Nous pensons que Ségolène Royal n’a pas tout à fait compris le déroulement d’une campagne présidentielle. On lui reprochait de ne pas avoir fait la moindre proposition en 2 mois de campagne, elle a répondu aux critiques d’une manière particulière : en promettant tout et n’importe quoi !

Chère Ségolène ROYAL, nous nous permettons de vous rappeler qu’une promesse est faite pour être appliquée, encore faut-il pour cela qu’elle soit réalisable. Revoyez votre copie : peut être serez vous entendu lors du rattrapage…Vos cahiers de l’espérance sont en train de se transformer en cauchemar.

Source :

http://www.segostop.com/

 

Par Petrus
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Vendredi 16 février 2007

   La visite de Ségolène Royale sur les terres essonniennes ne semble pas avoir plu à tout le monde... Visiblement les jeunes (même s'ils ne sont pas encore en âge de tous voter) n'ont pas apprécié cette venue qui a gâché quelques peu leur journée (heureusement qu'ils ont pu apprécier le sport et l'entraînemetn de l'équipe de France de Rugby).

   Les socialistes retiendront de cette journée les annonces de Ségolène sur le sport (doublement du budget du sport : avec quel argent ? ; retour pour les STAPS aux conditions de recrutement du début des années 2000 alors que ces filières sont déjà surchargées)  la droite quant à elle retiendra la défection d'un conseiller socialiste : Eric Besson; les jeunes que la politique ce n'est pas faire des signes de mains et moi que la campagne porte surtout sur l'image. Autre temps autre moeurs...

Ségolène Royal ou l'art du contre-pied
 

Photos : Le Républicain de L'Essonne

© Droits réservés

         
 
     
 
Trois jours après la présentation de son projet politique, Ségolène Royal avait prévu d'aller à la rencontre du monde sportif mercredi 14 février.
Un déplacement avec pour point d'orgue une étape à Marcoussis qui héberge le centre national de rugby. Sport de haut niveau, lutte contre le dopage, rencontre avec les présidents de fédération de judo, de volley, de handball et quelques sportifs de haut niveau, le programme de la candidate socialiste était chargé. Mais il prévoyait au préalable un passage à Evry pour une rencontre avec le pole France de gymnastique rythmique, puis une halte au stade Robert-Bobin de Bondoufle pour l'entraînement du XV de France de rugby. Presse télé, radio et écrite avait été conviée.
Elle s'en souviendra.
16h
: Une centaine de personnes attendent la candidate à Evry. La météo n'est pas au rendez-vous avec pluie violente et bourrasques.
16h15
: Une rumeur parcourt la foule. Les embouteillages depuis Paris semblent avoir eu raison du planning chronométré de la candidate. Elle a décidé de se rendre directement à l'entraînement du XV de France à Bondoufle.
  Journalistes et officiels se précipitent vers leurs véhicules et les cars spéciaux.
16h20 : Ségolène Royal arrive à Bondoufle. Sans journaliste ou presque. L'entraînement du XV de France n'est pas terminé. Des sifflets fusent, elle n'est pas la bienvenue.
16h30 : La presse arrive à Bondoufle. Pas de candidate. "Elle est partie à Evry", expliquent les organisateurs.
16h45 : Ségolène Royal arrive à Evry. Seuls quelques officiels et journalistes de presse locale sont présents. La visite se fait dans l'intimité. La candidate a quand même droit à une démonstration de l'équipe de France de GR.
17h00 : Départ pour Marcoussis. Jack Lang reste quelques minutes avec les officiels à Evry
Le communiqué de presse de la candidate indiquait : "Le choix de la capitale de l'Essonne n'est pas anodin. Dépassement de soi, émulation, égalité de traitement, partage, effort, le sport à Evry est une véritable culture." Il semble que le contre-pied en fasse aussi partie.
Philippe Valli

 

Source : Le Républicain de l'Essonne

Par Petrus
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Mardi 20 février 2007

 

LES SILENCES DE MADAME ROYAL

Ce qui est le plus frappant dans le programme de la candidate socialiste c'est la liste impressionnante des sujets éludés :

  • Rien sur le financement des retraites des Français, alors qu'elle annonce une hausse de 5% pour les petites retraites (sans donner d'ailleurs sa définition d'une petite retraite). Qu'est devenue la proposition du PS de supprimer les lois Fillon ? Comment veulent-ils garantir le paiement de nos retraites ?

  • Rien sur le déficit budgétaire qui endette nos enfants alors que la quasi-totalité de ses propositions aboutit à augmenter les charges de l'Etat. Qu'est devenue la proposition de François Hollande d'augmenter les impôts sur le revenu des Français qui travaillent ?

  • Rien sur notre indépendance énergétique et sa position vis à vis de l'énergie nucléaire qui pourtant permet à notre pays de se classer parmi les bons élèves dans la lutte contre le réchauffement climatique. Qu'est devenue sa proposition de fermer la moitié de nos centrales nucléaires ?

  • Rien sur le financement de notre protection sociale alors qu'elle veut accorder la gratuité des soins aux moins de 16 ans, ce qui reviendra en fait à faire un cadeau aux mutuelles et assurances complémentaires qui assument aujourd'hui les frais des soins des plus jeunes. Est-ce crédible de ne pas parler des autres questions alors que nous vivons dans un pays où le nombre des plus de 80 ans va doubler ?

  • Rien sur la politique d'immigration. Est-elle favorable aux régularisation massives et automatiques des clandestins comme le propose Laurent Fabius ou d'une autre politique qu'elle ne définit pas ? Est-il sérieux de vouloir rétablir la régularisation automatique au bout de 10 ans de ceux qui vivent en fraude sur notre territoire ?

Au final, la grande différence qui se fait jour entre Madame Royal et Nicolas Sarkozy est que les socialistes accumulent les dépenses nouvelles sans proposer aucune nouvelle recette, leur programme est celui de l'irresponsabilité. De son côté Nicolas Sarkozy veut une France responsable, chacune de ses mesures est financée.
L'augmentation qu'il propose par exemple, des petites retraites trouve son financement dans la réforme des régimes spéciaux.

Par Petrus
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Samedi 24 février 2007
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Encadrement militaire des jeunes délinquants : une réponse inadaptée
Ségolène Royal fait preuve d'une méconnaissance totale du rôle et du respect qui est dû aux militaires.
La déclaration de Michèle Alliot-Marie

   Pour Michèle Alliot-Marie, qui s’exprimait lors d'une visite du Centre militaire de formation professionnelle (CMFP) de Fontenay-le-Comte en Vendée (22/02/07), la proposition avancée par Ségolène Royal de centres de jeunes délinquants encadrés par des militaires est « une idée totalement inadaptée ». La candidate socialiste « fait preuve d'une méconnaissance totale du rôle et du respect qui est dû aux militaires ». « Dire que les militaires seront soit des nurses, soit des garde-chiourmes, c'est ne pas reconnaître leurs valeurs et leurs compétences » a déclaré la ministre de la Défense.

    « Si on devait, dès qu'un jeune fait une incartade, le placer dans un centre fermé, il faudrait trouver plus de 430.000 places chaque année » a-t-elle assuré. Et de plaider pour « des solutions beaucoup plus nuancées » qui passent par « des actions de prévention, de formation, de répression, lorsqu'elles sont nécessaires, et de réinsertion ».

Par Petrus
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