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Vendredi 12 octobre 2007 5 12 /10 /2007 17:30

Le Président de la République, Nicolas SARKOZY s’était engagé durant la campagne électorale devant les Français à placer le développement durable au cœur de ses priorités.

Parmi les principaux enjeux : le défi du changement climatique, la préservation de la biodiversité et la prévention des effets de la pollution sur la santé. 

Une démarche inédite : le « Grenelle Environnement »

Il a pour cela choisi une démarche originale consistant à réunir pour la première fois l’Etat et les représentants de la société civile afin de définir une feuille de route en faveur de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables.

Ces propositions font actuellement l’objet d’une vaste consultation publique sur Internet.

Tous les Français sont invités à participer aux forums réunissant les différentes propositions des groupes de travail thématiques, à se prononcer et à déposer leurs contributions.

Des synthèses des propositions, des vidéos des réunions permettent thème par thème de comprendre les enjeux. 

Une table ronde finale se tiendra fin octobre dont les discussions porteront sur les propositions des groupes de travail éclairées par l’ensemble des consultations menées entre-temps auprès du grand public. 

Un objectif concret 

L'objectif est qu’à l’issue de cette discussion, le gouvernement arrête un plan de 15 à 20 programmes d'actions concrètes recueillant l’accord le plus large possible des participants.

Certaines mesures correspondront à des engagements volontaires de différents acteurs publics ou privés, d'autres seront soumises au Parlement pour mise en œuvre d’une loi-cadre ou seront portées au niveau européen

Dès le 21 mai dernier s’est engagé le « Grenelle de l’environnement ».

Entre juillet et septembre, six groupes de travail thématique soit près de 330 participants (Etat, collectivités locales, ONG, employeurs et salariés) se sont réunis plusieurs fois afin de prendre en compte l'ensemble des sujets liés aux grands enjeux de l'environnement.

Cette première phase s’est achevée le 27 septembre dernier par la remise de leur rapport.

Deux débats ont ensuite été organisés à l’Assemblée nationale puis au Sénat, les 3 et 4 octobre derniers.

Source :
www.jeunepopulaire.com
Par Petrus - Publié dans : Ecologie - Développement durable
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Mercredi 10 octobre 2007 3 10 /10 /2007 17:53


A l'occasion de la sortie de l'Atlas pour un monde Durable, Michel BARNIER, ministre de l'Agriculture et de la Pêche, était l'invité de "Face aux Internautes", samedi 13 octobre.

Il a répondu aux questions de Thierry SOLERE.

En savoir plus :
Feuilletez en ligne l'Atlas pour un monde durable

Source :
http://blog-ump.typepad.fr/blog/

Par Petrus - Publié dans : Ecologie - Développement durable
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Mercredi 12 septembre 2007 3 12 /09 /2007 23:23

   Ne donnant pas de consignes de votes, n'étant pas non plus réputé pour avoir le doigt sur la couture et acceptant tout article favorisant le débat je vous livre encore un article de Durandal concernant la réforme des statuts de l'UMP.

   Entre le 10 et le 23 septembre, les adhérents de l'UMP voteront pour décider du changement ou non des statuts du parti. La justification de ce changement est faible : "Pour chacun d'entre nous, [Nicolas Sarkozy] demeure le Président moral de l'UMP. Il convient néanmoins d'adapter nos statuts selon ses voeux". Or si Nicolas Sarkozy est devenu président de la République, comme nous l'avons souhaité, il a démissionné de la présidence de l'UMP pour devenir le président de tous les Français, ce n'est certainement pas pour rester l'homme d'un parti. Ce n'est en tous cas pas souhaitable.

   Cette réforme ferait que l'UMP serait dirigée par un secrétariat général élu par le bureau politique, instance dont les adhérents n'ont aucun mot à dire sur la désignation. Il s'agit en fait d'une structure sans lien direct avec les militants, dont la fonction est de répercuter les consignes des cadres sortants. Il y a ainsi une véritable volonté d'affaiblir la direction de l'UMP dans cette réforme, la désignation par l'ensemble des militants étant perçue comme donnant trop de légitimité à celui ou celle qui dirige ensuite l'UMP. Or pour faire entendre la voix de la droite aujourd'hui, il est au contraire nécessaire que l'UMP soit forte et audible, plutôt que soumise et invisible.

   Ce changement des statuts aux principes généraux du mouvement, car les nouvelles dispositions annuleraient de fait la volonté initiale de l'UMP, exprimée dans l'article 4 de ses statuts : "Le fonctionnement de l'Union repose sur la démocratie, exprimée par le vote de ses adhérents."  Il y est d'ailleurs stipulée que "la durée des mandats de l'Union est fixée à trois ans". Les dirigeants élus à l'automne 2004 n'auront donc plus de légitimité pour contrôler le mouvement. Mais le projet est de ne plus faire appel aux adhérents pour élire leur direction. Tout juste Jean-Pierre Raffarin annonce-t-il qu'il y aurait un vote de confiance de la part des adhérents envers le nouveau secrétariat général, mais il ne s'agirait alors que d'organiser un plébiscite factice, dans la mesure où un seul choix de direction serait structurellement possible, et d'autre part, cette disposition n'est même pas prévue dans les changements de statuts aujourd'hui aux adhérents.

   Enfin, ce changement contrevient à l'esprit même de la démocratie telle qu'elle avait lieu à l'UMP : Nicolas Sarkozy n'expliquait-il pas pendant la campagne que c'était grâce à l'élection par les militants de l'UMP qu'il avait réussi à en devenir le président ? Si les dispositions envisagées actuellement était en cours lorsque Jacques Chirac était président de la République, Nicolas Sarkozy n'aurait eu aucune chance de se faire désigner par le bureau politique.

   Il s'agit donc bien d'une réforme des statuts témoignant d'un profond mépris envers les militants de l'UMP et de la démocratie interne au mouvement, et cela constitue donc un véritable en arrière. Voilà pourquoi il faut la rejeter.

Par Durandal - Publié dans : Actualité de l'UMP
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Samedi 1 septembre 2007 6 01 /09 /2007 21:21

Après un été très calme sur le blog, nous allons reprendre un rythme un peu plus dynamique, avec un premier article de Durandal (que je remercie ici pour sa contribution) sur la CAPS et sa gestion.

   Les communautés d'agglomération sont censées apporter des bienfaits aux communes qui se regroupent pour les former. Le principe est plutôt simple : créer une union entre communes pour baisser les coûts, surtout ceux d'équipements lourds que chaque petite ville ne peut se permettre individuellement. Dans la grande majorité des cas, le mécanisme fonctionne à merveille. Malheureusement, dans le cas de la Communauté d'agglomération du Plateau de Saclay (CAPS), le bilan est largement insatisfaisant.

    C'est d'abord la gestion de cette structure qui pose problème : au fil des années, la CAPS est devenue une nouvelle administration publique dont la raison d'être est la bureaucratie pour la bureaucratie. Cela se traduit par un enflement des effectifs de cette administration, composée en bonne partie de fonctionnaires de catégorie A, les plus coûteux. Ils sont actuellement plusieurs centaines dont les postes ne sont pas issus de transferts de compétences, cela veut dire qu'il s'agit de créations de postes nettes, donc de nouvelles sources de dépenses pour la communauté. Dans son débat d'orientation budgétaire, la CAPS admet que même pour l'entretien des voiries qui relèvent de ses compétences, aucun transfert d'agents n'a été effectué, et a donc recruté des agents qui de fait, font doublons par rapport aux communes. Dès lors, la pertinence même de l'existence de la CAPS est posée, si elle n'engendre aucune baisse de coûts pour la collectivité, mais au contraire des charges supplémentaires. L'explosion des coûts de personnel se traduit de façon cinglante dans les finances de la CAPS : alors qu'elle bénéficie de la taxe professionnelles de zones d'activité dynamiques, ses charges de fonctionnement courant ont augmenté bien plus vite que les produits, faisant passer l'excédent brut courant d'un montant positif de 2,3 millions d'euros en 2003 à un montant négatif de plus de 200 000 euros en 2006.

   Si les dépenses de la CAPS échappent à tout contrôle, cela ne se traduit pas pour autant par une meilleure qualité de service. En effet, les services techniques de la CAPS se distinguent par leur lenteur, conséquence de l'inflation procédurière qui règne dans cette administration. Mais les dépenses de la CAPS n'ont pas toutes pour objectif de servir les habitants des communes qui la composent. Dans sa quête pour trouver une justification à son existence, la CAPS a décidé de se lancer dans une communication tous azimuts, aussi coûteuse que sans résultats. Ainsi, la partie "charges à caractère général" de la CAPS est suffisamment floue pour abriter les dépenses non négligeables relevant de sa communication. Il s'agit d'un magazine créé spécialement pour la CAPS, qui s'ajoute à ceux des communes et du conseil général, mais aussi de la rénovation de son site internet, élevée au rang d'objectif prioritaire alors que les choix réalisés sont coûteux par rapport à ce qu'il se fait, et que le processus dure depuis des années. Et surtout, on se rend compte de la non maîtrise des dépenses de la CAPS en constatant qu'elle a fait imprimer un calendrier en couleur estampillée "CAPS" en janvier 2007, distribué dans tous les foyers de la communauté en février, alors que l'année concernée était déjà bien entamée. L'utilité de l'opération est nulle, alors que la dépense est conséquente. Au bout du compte, la CAPS doit avouer "un résultat courant négatif d'environ 700 000 euros dégagé par son budget principal".

   Comment en est-on arrivé là ?  Il s'agit, il faut le dire, du résultat de la gestion désastreuse du président de la CAPS, François Lamy, qui est aussi maire de Palaiseau et député de cette même ville. Il semble être décidé à se créer une administration dédiée à sa gloire (la CAPS étant de façon fort opportune localisée à Palaiseau), et n'hésite pas à se servir des pouvoirs que lui confèrent son titre pour régler ses comptes politiques dans le département. Peu importe, dès lors, l'exigence de gestion rigoureuse, car l'explosion du nombre d'employés de la CAPS lui permet d'augmenter son importance en devenant le responsable d'une grosse administration. Inquiétés par ce n'importe-quoi budgétaire, (http://www.reussir-palaiseau.org/index.php?option=com_content&task=view&id=116&Itemid=57">nombreuses) personnes commencent à s'inquiéter des conséquences qui en découleront. Pour échapper à la faillite, la CAPS pourrait être obligée de créer un nouvel impôt, qui cette fois-ci viserait les habitants de la communauté d'agglomération. Dans la réponse qu'il fait dans éditorial dans son magazine de la CAPS, François Lamy déclare qu'un tel impôt ne sera pas levé avant les prochaines élections municipales, où ses postes de maires et de président de la CAPS seront remis en cause, mais ne rejette pas l'éventualité pour la suite.

   Pour éviter d'en arriver à une telle extrémité, il devient urgent de changer les méthodes de gestion de la CAPS, et pour cela il faut en changer le président. Cela se fera aux municipales, où il faudra garder cet objectif en tête au moment du vote, en fonction du soutien apporté ou non par telle ou telle liste au maintien de François Lamy à son poste. Alors que les critiques sur la gestion de celui-ci se font de plus en plus vives, il déclare que ces critiques "prouvent que le travail mené par la CAPS dérange, et donc [le] conforte dans le chemin à suivre" (magazine de la CAPS de septembre 2006). Mais alors qu'une communauté d'agglomération est censée fonctionner dans une optique d'union, et donc de consensus, comment le responsable de l'une d'entre elle peut vouloir poursuivre dans l'objectif qui est de gêner les villes qui la composent, et les habitants qui y habitent ?

Par Durandal - Publié dans : Vie municipale et locale
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Vendredi 13 juillet 2007 5 13 /07 /2007 00:52

    Je vous fais parvenir un article qui nous vient tout droit des Etats-Unis, envoyé par Frogman qui montre une lecture intéressante de la France vue de l'extérieur et de la politique de Nicolas Sarkozy. C'est en anglais mais je ne pense pas avoir besoin de traduire.


 




Nicolas Sarkozy was a divisive figure during his campaign for the French presidency, but he's governing as a uniter, not a divider.

George W. Bush ran for president in 2000 promising to ease partisan divisions. He has left our politics a wreck of recrimination, anger and polarization.
This weekend, the contrast between Sarkozy and Bush could not have been more conspicuous.

From France came word that the center-right president was urging the International Monetary Fund to name Dominique Strauss-Kahn as its managing director.  
There is no exact American metaphor, but imagine if Bush had pushed for a prominent liberal Democrat -- Al Gore or John Kerry, perhaps -- to be head of the World Bank. Imagine further that the president had seriously consulted with his political adversaries.  
Strauss-Kahn, a former finance minister, is one of the most talented figures in France's opposition Socialist Party and would be a major force in any reconstruction of the center-left.  
Sarkozy brushed off Strauss-Kahn's political affiliation. "Should I deprive France of his candidacy because he is a Socialist?" he was quoted as saying, according to The Associated Press. "How could I be the president of all the French if I reasoned like that?"  
Cynics say that Sarkozy is trying to weaken the opposition by co-opting some of its best leaders.  
Of course, there's political benefit to Sarkozy in what he's doing. But seen from the perspective of a sullen, immobilized Washington, Sarkozy's strategy of reaching out is inspirational.  
And what of Bush? He chose the post-July 4 weekend to give one of the cheapest, most partisan weekly radio addresses. "Democrats are failing in their responsibility to make tough decisions and spend the people's money wisely," Bush said. "This moment is a test."  
Those are hollow words from a president who squandered a huge budget surplus. He didn't seem to mind when the Republican-led Congress let earmarks go wild and couldn't even get its budget work done last year. Yet here was Bush, accusing Democrats of embracing "the failed tax-and-spend policies of the past," thus embracing the past's most dreary rhetoric.  
And White House spokesman Tony Fratto piled on by blaming the Democratic-controlled Congress for the death of the immigration bill. "We saw this with immigration, and we're seeing it with some other issues, where Congress is having an inability to take on major challenges," Fratto said.  
Fratto did not mention that three-quarters of the senators from Bush's own party voted to block his immigration bill, while more than two-thirds of the Democrats voted to allow it to move forward. Whose "inability" was that?  
Bush will be president until Jan. 20, 2009. Are we doomed to 18 months of drift? Instead of sounding like a Republican political consultant, Bush might try to sound like a president who understands that power in Washington -- and opinion in the country -- shifted after the 2006 elections.  
The president's best interest, and the nation's, would be better served if Bush heeded Sen. Richard Lugar's call for a new bipartisan approach to Iraq, as some White House advisers are reportedly considering. And instead of offering campaign-trail rhetoric on budget issues, the president could negotiate seriously with Congress. He may still have enough power to fight the Democrats to a standstill and drag their popularity down. But where would that leave us 18 months from now?  
"I've learned you cannot lead by dividing people," a presidential hopeful said in a June 12, 1999, speech in Cedar Rapids, Iowa, announcing his candidacy. "This country is hungry for a new style of campaign. Positive. Hopeful. Inclusive. A campaign that attracts new faces and new voices. A campaign that unites all Americans toward a better tomorrow."  
Sarkozy, the most pro-American French president in a long time, seems to have taken Bush's earlier words to heart. The 2007 Bush might usefully sit down with Sarkozy over a nice plate of freedom fries to figure out how to do it himself.


Source :
http://www.indystar.com/apps/pbcs.dll/article?AID=/20070710/OPINION/707100316/1002/OPINION
Par Petrus - Publié dans : Internationale
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Lundi 2 juillet 2007 1 02 /07 /2007 22:01

   Je vous propose ici encore un article de Xerbias et une lecture intéressante de la position de Nicolas Sarkozy sur l'Europe.


   europe-optimisme.jpg                                                                                                                                         Le sommet européen de la semaine dernière était très attendu, après deux années d'inaction suite aux refus français et néerlandais au Traité Constitutionnel Européen. Pour que l'Union Européenne puisse se remettre en ordre de marche, il fallait pouvoir trouver une solution qui puisse dépasser ces refus. Mais ce n'était pas suffisant, car ils cachaient des oppositions bien plus fortes à la constructions européennes, qui n'avaient pas été énoncées explicitement. Ainsi, plusieurs pays avaient prévu d'organiser des référendums sur le TCE, mais ayant bien peu de chance d'aboutir à une approbation, ils en ont profité pour les annuler en attendant que la question se résolve d'elle même. Il fallait donc bien trouver quelque chose, et ce n'était pas possible tant que la France n'aurait pas clarifié sa position. Lors de l'élection présidentielle française, chaque candidat fut interrogé sur ses vues relatives à la construction européenne. Nicolas Sarkozy avait explicitement annoncé son plan d'action : renoncer à adopter une Constitution, suite au clair refus français, et se concentrer sur le point qui n'avait pas fait débat en 2005, c'est-à-dire les institutions. C'est le "mini traité", ou traité simplifié, qui vise à réviser les anciens traités sur la base de
l'ancienne partie I du TCE. Par son élection claire à la Présidence de la République française, Nicolas Sarkozy avait un mandat fort pour agir sur cette base.

   Comme il l'avait annoncé, le jour même de son entrée en fonction il a commencé à discuter avec les autres dirigeants européens de cette possibilité de relancer l'Union Européenne. La Chancelière allemande Angela Merkel disposait d'un poids politique suffisant pour entreprendre des négociations quant à cette relance, mais elle devait attendre l'élection française pour pouvoir commencer à parler sérieusement. En l'occurrence, la disparition de l'ambition constitutionnelle et la proposition du nouveau Président français ont convaincu les autres capitales qu'une issue de crise était possible. Dès lors l'obstacle devenait justement ces pays qui avaient évité les référendums qu'ils avaient promis à leur population.

   Même si la France en a profité pour supprimer la concurrence comme objectif de l'Union Européenne, ce ne fut rien par rapport aux demandes de renégociation venant de la Grande-Bretagne et de la Pologne. Cette dernière a eu une attitude particulièrement choquante, développant une germanophobie absurde. La Pologne ne tient pas compte du fait que l'Union Européenne a justement été faite pour qu'il y ait une paix durable entre pays qui s'étaient autrefois combattu, et prend toujours l'Allemagne pour une puissance odieuse visant à la conquérir. D'une manière générale, il faut bien avouer que chacun est venu dans ce sommet pour défendre ses intérêts nationaux, s'éloignant ainsi de l'idéal européen. C'est de cette façon que le Royaume Uni a réussi à obtenir de ne pas être soumis à la Charte des droits fondamentaux, et la Pologne de faire commencer le système de vote à la double majorité qu'à partir de 2014.

   En dépit de ces concessions grotesques pour ce qu'elles expriment, l'essentiel des nouvelles institutions est néanmoins sauvé. Si ces négociations furent très difficiles, l'issue heureuse est à mettre au crédit d'un moteur franco-allemand retrouvé, grâce à Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. Ils étaient sur la même ligne face à la Pologne, et ont réussi à vaincre leurs objections quitte à jouer au bon flic et au mauvais flic avec les jumeaux polonais. Il faudra évidemment surveiller la poursuite de la rédaction du texte final, et la ratification du Traité, mais l'on peut d'ores et déjà se réjouir de deux choses : depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, la France est de retour dans les enjeux européens, et la construction européenne est relancée, après deux années d'interruption déplorables.

Par Durandal - Publié dans : Politique nationale
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Jeudi 28 juin 2007 4 28 /06 /2007 22:35

 

   Conformément à l'engagement de Nicolas Sarkozy un membre de l'opposition a été nommé premeir président  de la commission permanente des finances.
   Il s'agit de Didier Migaud, l'un des pères fondateurs de la Lolf. Il est reconnu comme étant un spécialiste des questions budgétaires et financières.

"Après avoir été chargé par Ségolène Royal d'une mission sur la fiscalité, au côté de Dominique Strauss-Kahn, ce fabiusien a été conseiller budgétaire de la candidate. Pendant la campagne des législatives, Didier Migaud a vivement critiqué la TVA sociale qui aggraverait « les déséquilibres et les injustices de notre système fiscal » et « provoquerait une hausse générale des prix de près de 4 % »." source : Le Figaro


Il s'agit donc d'un geste d'ouverture assez fort qui montre bien la modernisation engagée dans nos institutions. A noter aussi la mise en place d'un service de communication hebdomadaire au sein de l'Elysée, les portes paroles intervenant désormais chaque semaine sur l'agenda, les dossiers en cours et les sujets d'actualités.

Par Petrus - Publié dans : Politique nationale
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Mercredi 27 juin 2007 3 27 /06 /2007 23:00

Je copie ici un article du blog UMP, le débat qu'il entraîne me semble intéressant. Personnellement je soutiens cette idée de dialogue avec l'oppostion, cependant j'ai du mal à concevoir en France à l'heure actuelle une opposition constructive. Que les idées divergent, oui cela me semble normale, mais s'opposer pour s'opposer, faire grève pour faire la grève etc... ne me donne pas l'impression d'une opposition responsable.

Nicolas Sarkozy a créé la surprise en recevant mardi 26 juin 2007 les dirigeants des partis politiques représentés au Parlement (François Hollande (PS), François Bayrou (Modem), François Sauvadet (Nouveau Centre), Marie-George Buffet (PCF), Philippe de Villiers (MPF), Cécile Duflot (Verts), Patrick Devedjian et Jean-Pierre Raffarin (UMP)) pour les tenir informés des acquis du Conseil européen des 21 et 22 juin. Le président de la République veut un nouveau dialogue avec l’opposition.

Pour Bernard Accoyer, il est nécessaire de mieux définir la place et les rôles respectifs de la majorité et de l’opposition : « nous devons dépasser les affrontements manichéens, les préjugés ». Le rôle accru accordé à l’opposition exige en retour une attitude plus responsable : « le Parlement ne devra plus être le siège de batailles de milliers d’amendements qui conduisent immanquablement à des blocages ou à des décisions autoritaires du gouvernement ». « Je veux que tous ensemble, nous cheminions vers une démocratie parlementaire moderne, irréprochable et apaisée. » a déclaré le nouveau président de l’Assemblée nationale.

Jean-François Copé,  nouveau président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, a été chargé d’une mission de réflexion sur le sujet. Il rendra ses conclusions en juillet.

Par Petrus - Publié dans : Politique nationale
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Samedi 23 juin 2007 6 23 /06 /2007 10:44
Vous troverez ci-dessous le lien de l'allocution télévisée de Nicolas Sarkozy au journal de TF1 le 20 juin 2006

http://tf1.lci.fr/infos/elections-2007/0,,3473568,00-interview-exclusive-nicolas-sarkozy-integralite-.html
Par Petrus - Publié dans : Politique nationale
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Vendredi 22 juin 2007 5 22 /06 /2007 10:42

Le ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité Xavier Bertrand a présenté aux partenaires sociaux l'avant-projet de loi gouvernemental sur le dialogue social et la continuité du service public de transport. Il s’agit là d’un engagement pris par Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle.

 

Le ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité Xavier Bertrand a présenté le 21 juin dernier aux partenaires sociaux l'avant-projet de loi gouvernemental sur le dialogue social et la continuité du service public de transport.
Rappelons qu’il s’agit là d’un engagement pris par Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle. Le 20 juin, devant les parlementaires puis lors de son entretien sur TF1, le Président de la République s'est montré déterminé à agir vite. Il a ainsi affirmé que « le mieux, c'est qu'on arrive (à un accord) par la concertation [...] Si la concertation arrive à un bon système, il n'y a pas besoin d'avoir une loi cadre et si la concertation n'est pas suffisante, il y aura une loi cadre » (TF1, le 20.06.2007)

Jusqu'à présent, la loi française impose un service minimum dans quatre secteurs - audiovisuel, nucléaire, contrôle aérien, santé - mais des services garantis existent sous des formes très diverses, non coercitives, à la RATP (mécanisme d’alarme sociale), à Aéroports de Paris et à la SNCF dans quatre régions (Alsace, Rhône-Alpes, Picardie et Ile-de-France).

Objectif : concilier continuité du service public, droit au travail et droit de grève.
Le texte prévoit que toutes les entreprises de transport garantissent aux usagers un service réduit mais prévisible les jours de grève. Il ne prévoit pas de réquisitions d'agents en cas de grève ; mais les usagers "recevront une « compensation » en cas de grève, sous la forme d'une réduction du prix de l'abonnement proportionnelle à la durée du conflit.

Les grandes lignes du projet :

Le projet compte deux volets. Le premier est consacré à la "prévention des conflits" dans les entreprises de transport, le second traite de "l'organisation de la continuité du service public en cas de grève ou autre perturbation prévisible du trafic".

Lors de son entretien sur TF1, le Président de la République a détaillé les 5 principaux points du projet :
- les entreprises de transports seront obligées d'avoir un plan de transport minimum les jours de grève ;
- les grèves décidées à l’improviste ne seront plus possibles : un salarié gréviste devra le déclarer 48 heures avant ;
- les salariés non-grévistes qui travaillent sur une autre ligne pourront aller travailler sur une ligne en grève « si on a besoin d'eux » ;
- les jours ne grève ne seront pas payés ;
- au bout de huit jours de grève, il y aura un scrutin à bulletin secret pour déterminer si une majorité des salariés est en faveur de ce conflit ou pas.


Prévenir les conflits
- Le texte prévoit que les entreprises et les syndicats ont jusqu'au 1er janvier 2008 pour trouver un "accord cadre" obligeant à la négociation avant le dépôt de tout préavis de grève. Des négociations peuvent aussi être engagées au niveau de la branche pour les entreprises "où aucun accord cadre n'a pu être signé".
- Faute d'accord à cette date, un "décret en Conseil d'Etat" fixera les règles d'organisation et de déroulement de la négociation préalable.
- Les accords-cadres doivent fixer les conditions dans lesquelles se déroule la négociation précédant le dépôt de tout préavis:
- Les syndicats doivent être réunis au plus tard dans les trois jours suivant la transmission à celle-ci des motifs pour lesquels un "préavis de grève est envisagé".
- La négociation ne pourra pas excéder dix jours.
- La pratique dite des "préavis glissants" permettant le dépôt d'un préavis de grève avant l'échéance du précédent ne devra plus être utilisée.

Organiser la continuité du service public en cas de grève
La seconde partie prévoit que toutes les entreprises aient un plan de transport minimum, comportant horaires et fréquences ainsi que le nombre de personnels nécessaires, basé sur les "priorités de dessertes" définies par les autorités organisatrices de transport.

- Les entreprises ont jusqu'au 1er janvier 2008 pour mettre en place un "accord de prévisibilité du service" applicable en cas de grève. Il recense les effectifs et les moyens matériels "indispensables" à l'exécution du plan de transports.
- Les salariés concernés par l'offre de service doivent informer au plus tard 48 heures avant le début de la grève, de leur intention ou non de se joindre au mouvement.
- Des personnels non grévistes peuvent être réaffectés sur des lignes concernées par le plan de transport et affectées par la grève
- Au bout de huit jours de grève, une consultation à bulletin secret peut être organisée par l'entreprise ou des syndicats sur la poursuite du mouvement
- Les usagers doivent être informés "de façon précise et fiable" sur le service assuré en cas de grève au moins 24 heures avant le début du mouvement.
- Les usagers peuvent être indemnisés totalement ou partiellement de leur titre de transport non utilisés pour cause de grève.
- Le texte prévoit aussi le principe du non paiement des jours de grève.

Par Petrus - Publié dans : Politique nationale
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