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Politique nationale

Mercredi 7 mars 2007 3 07 /03 /2007 22:20

Sortie du Livre Noir des Régions socialistes


Gestion catastrophique, hausse des impôts régionaux, hausse des dépenses de fonctionnement, baisse des crédits d'investissement. Alors que Ségolène Royal veut s'appuyer « sur des régions qui marchent pour faire marcher la France », l'UMP publie la deuxième édition du livre noir des régions socialistes.


- téléchargez le Livre Noir des Régions socialistes



Depuis 2004, vingt des vingt-deux régions métropolitaines sont gérées par des présidents socialistes. En 2005, à l'initiative de Roger Karoutchi, sénateur des Hauts-de-Seine et président du groupe UMP au conseil régional Ile-de-France, les présidents du groupe UMP des régions ont publié un bilan critique d'un an de gestion socialiste

Après trois années de gestion socialiste dans les régions, le résultat est consternant.

Augmentation massive des impôts régionaux
En effet, les présidents socialistes ont conduit les régions sur une bien mauvaise pente. Depuis 2004, les impôts régionaux ont augmenté de plus de 35 % sur l'ensemble de la France, ce qui représente un prélèvement supplémentaire de 2 milliards d'euros par an pour les contribuables.

Avec la hausse de la taxe professionnelle et des taxes foncières, les entreprises et les propriétaires de leur logement paient 450 M€ supplémentaires depuis 2004.
Ce sont les automobilistes qui ont été les principales victimes de ce matraquage fiscal : 1,6 milliard d'euros d'impôts supplémentaires à cause de l'augmentation de la taxe sur les cartes grises et du prix de l'essence.

Recherche d'un bouc émissaire : l'Etat et la décentralisation
Derrière les augmentations massives de la fiscalité, des dépenses de fonctionnement et de communication se cache la volonté de se servir des régions comme d'un contre-pouvoir. Cette instrumentalisation des régions par le Parti socialiste s'est faite au détriment des ménages et des entreprises qui depuis 2004, ont payé de nouveaux impôts.
Ce ne sont pas les nouvelles compétences transférées en 2005, contrairement à ce qu'affirment les présidents socialistes qui viennent peser sur les budgets régionaux.

En effet, les augmentations d'impôts sont intervenues avant que les transferts liés à la décentralisation aient des effets sur les budgets régionaux. Ensuite, les augmentations de la fiscalité, des effectifs et des frais de fonctionnement ne sont pas homogènes d'une région à l'autre. Ainsi, la région PACA a augmenté de 59 % la taxe foncière sur le bâti entre 2004 et 2006 alors que la Haute Normandie n'augmentait que de 10 % le même impôt sur la même période. Même constat en matière de dépenses de personnels : + 79 % en deux ans pour la Basse- Normandie, et “seulement” 20 % pour Midi-Pyrénées. On pourrait multiplier les exemples.
Enfin, il existe deux régions françaises qui ne sont pas gérées par la gauche : l'Alsace et la Corse. Cela permet de faire des comparaisons et de démontrer définitivement que la responsabilité des hausses de la fiscalité incombe aux présidents socialistes des régions. Alors que la décentralisation s'applique de façon homogène sur l'ensemble des régions françaises, l'Alsace et la Corse n'ont quasiment pas augmenté leurs impôts.

Explosion des dépenses de fonctionnement au détriment de l'investissement
Ce sont bien les frais de fonctionnement, les dépenses de communication, de représentation et les nombreuses interventions hors compétence qui ont fait exploser les budgets régionaux. A ces dépenses lourdes on peut ajouter l'échec des coûteux emplois tremplin : par exemple, en Ile-de-France, l'exécutif de gauche s'était fixé début 2004 un objectif de 10 000 emplois-tremplin pour un montant de 150 M€ par an. Trois ans après, l'exécutif socialiste a péniblement atteint 1163 postes.

Au final, les régions françaises ont augmenté massivement les impôts, sont plus endettées et investissent moins pour l'emploi et l'éducation. Ainsi, les investissements dans le domaine aussi essentiel que de la formation professionnelle ont diminué de 5,6 %. Même constat, pour les lycées où les investissements ont baissé de 1,7 %.


Les perles
Pour conclure, nous vous proposons les “perles des régions” c'est-à-dire, le “meilleur” ou plutôt le”pire” de la gestion socialiste des régions.

On peut citer notamment en Ile-de-France : le financement d'études sur la faisabilité du transport du fret par ballons dirigeables, une subvention de 30 000 € pour « l'ethical fashion show 2006 », organisé par l'association Universal Love, ou une aide de 50 000€ pour développer le projet funk therapy dont le principe est « la rétrospective de l'histoire des différents courants de street issues des communautés minoritaires des ghettos des Etats-Unis ». (!). Que dire de l'implantation de 15 maisons de la région Languedoc-Roussillon à travers le monde, de New Delhi à Shanghai, en passant par New York et Sao Paulo ou du doublage des séries américaines Perry Mason et Colombo en breton financé par le Conseil régional de Bretagne ? En Pays de la Loire fallait-il financer un Forum pour faire le bilan de toutes les assises qui avaient déjà eu lieu ? Et pour couronner le tout en Poitou-Charentes on peut être dubitatif lorsque l'on observe que la démocratie participative de Madame Royal conduit à considérer dans un lycée, comme prioritaire, l'aménagement du garage à vélo et comme secondaire, la réfection de la toiture...
Et pour finir, on peut saluer l'imagination et le sens de la métaphore des présidents de région qui minimisaient dès 2005 le matraquage fiscal dans leurs régions respectives. Jean Paul Bachy en Champagne-Ardenne :« Ce n'est pas le prix d'un paquet de cigarette » ; Raymond Forni en Franche Comté : « Ce n'est pas le prix d'un café » ; et Alain Le Vern en Haute Normandie : « Ce n'est pas le prix d'un carambar » .

Les perles des régions

 

 

Par Petrus - Publié dans : Politique nationale
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Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /2007 21:08
Par Petrus - Publié dans : Politique nationale
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Mercredi 21 mars 2007 3 21 /03 /2007 21:21
    Une vidéo d'actualité : l'annonce du soutien de Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy.
Durée 1m39.
 
   Nicolas Sarkozy s'est dit très touché à la fois par ce soutien politique de poids et à titre personnel par l'allocution du président de la République.
 
 
 
Par Petrus - Publié dans : Politique nationale
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Lundi 26 mars 2007 1 26 /03 /2007 21:09

 

   J'ai bien aimé cet article du site segostop je trouve ça assez révélateur de la campagne de Ségolène Royal. Si j'estime que tout son programme n'est pas à jeter (bien qu'en grande parti fortemetn démagogique je trouve) je dois bien admettre que je ne peux imaginer cette personne devenir présidente de la République française. Quant certains l'afflublement du surnom de girouette je ne suis pas loin de leur donner raison.

   Ses défenseurs diront que seul les idiots ne changent pas, certes, mais ici ce n'est plus de changement qu'il faut parler mais de rupture... Or ce n'est pas elle qui propose la rupture que je sache...

Le coup de la VIème République…

C’était la surprise de dimanche dernier : Ségolène Royal veut désormais une VIème République après avoir défendu la synthèse du congrès du Mans, en novembre 2005. Petit rappel des faits : 2005 c’est le moment de choisir la ligne politique pour la présidentielle. Arnaud Montebourg, grand défendeur de la VIème République, claque la porte de son courant (le NPS) car le PS rejette en bloc cette idée. Bien sur, Ségolène Royal soutien la synthèse.

Novembre 2006, désignation du candidat PS pour la course à l’Elysée. Face à la « gauchisation » de Laurent Fabius, Royal est une nouvelle fois catégorique : « nous n’avons pas besoin d’une VIème République pour moderniser nos institutions ». Là encore la ligne semble claire.


Alors pourquoi ce retournement un mois tout juste avant le 1er tour ?? Il faut dire que même son entourage (Jack Lang en tête) semble avoir découvert l’idée de VIème République ce dimanche ! La faute peut être aux sondages plus tout à fait aux gouts de la candidate ? Attention, une nouvelle idée pourrait surgir en cas de nouvelle baisse de la dame du Poitou !

 

Source : www.segostop.com

Par Petrus - Publié dans : Politique nationale
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Lundi 2 avril 2007 1 02 /04 /2007 16:42

   Ségolène Royal a donc créé la surprise en se prononçant pour l'instauration d'une VIème République, alors que le Parti Socialiste avait décidé d'en rester à la Vème République. Ségolène Royal rejoint de ce fait François Bayrou, Jean-Marie Le Pen et évidemment toute l'extrème gauche dans la volonté de changer les institutions en croyant que cela changera quelque chose au sort de la France. Pourtant, et c'est le moins qu'on puisse dire, la Vème République n'a pas empêché la gauche de gouverner, les majorités alternant depuis plus de 25 ans. Et ce qui est paradoxal, c'est que Ségolène Royal, conseillée en cela par Arnaud Montebourg, et François Bayrou souhaitent une Assemblée Nationale qui fasse la part belle à la proportionnelle et un pouvoir parlementaire renforcé. Or la proportionnelle n'a qu'un effet, celui d'empêcher la constitution de majorité claire au parlement. En effet, par la multiplication de groupes politiques représentant des idées politiques qui ne sont majoritaires nulle part, l'Assemblée Nationale est divisée en une multitude d'intérêts partisans. Loin de les forcer à s'entendre comme le croit naïvement François Bayrou, il en résulte surtout une incroyable inaction. Comme on l'a vu dans la IIIème République vieillissante et encore plus dans la IVème République. Encore aujourd'hui, il suffit de regarder l'exemple italien pour se rendre compte des travers d'une démocratie parlementaire, lorsque le parlement est justement faillible de par son instabilité chronique. Quelle volonté paradoxale donc de la part de ces candidats que de vouloir faire reposer la République sur un parlement qu'ils vont justement mettre à mal dans les faits. C'est encore une volonté paradoxale que de vouloir changer la Vème République qui a fait la preuve de son efficacité, notamment dans la résolution de la crise algérienne, là où la IVème République avait échoué, qui a permis aux socialistes de mettre en oeuvre leur programme en 1981, aussi mauvais était-il.

   Trouvant le plat mauvais, Ségolène Royal préfère changer la casserole que la recette. Or c'est bien du fait des politiques mises en oeuvre que la France peine et peut justement se relever si elles changent. Si elles restent mauvaises, on aura beau changer les institutions, cela ne changera rien au sort des Français, par contre, cela affaiblira encore plus la France en ajoutant aux problèmes les instabilités parlementaires et gouvernementales. C'est justement ce qu'a évoqué Nicolas Sarkozy dans son discours à Villebon-sur-Yvette le 20 mars dernier :

   "Leur VIe République c'est le retour au régime de l'impuissance, c'est le retour au régime des partis, c'est le retour à l'instabilité. Ils ont oublié 1958, l'agonie d'une IVe République incapable de faire face
à la crise financière et de conjurer le péril de la guerre civile. Ils ont oublié que depuis prés de cinquante ans, les institutions de la Ve République ont permis à la France d'être gouvernée en toutes circonstances et que depuis que la Ve République existe, ni la démocratie ni les libertés individuelles ni la paix civile n'ont été mises en danger à aucun moment.

   Ils imputent aux institutions ce qui n'est en réalité imputable qu'à la défaillance des hommes et des politiques. Ils ne veulent pas voir que le problème n'est pas institutionnel mais qu'il est intellectuel et moral. Ils ne veulent pas regarder la réalité en face pour ne pas avoir à répondre à la question de savoir quelle politique ils veulent faire, sur quelles valeurs, sur quels critères ils veulent les fonder, pour ne pas avoir à prendre leurs responsabilités. Qui peut croire que c'est en revenant aux errements du passé qu'on résoudra les problèmes d'aujourd'hui ? Qui peut croire que l'on arrivera mieux à restaurer l'autorité de l'Etat, à parvenir au plein emploi, à augmenter le pouvoir d'achat, à freiner les délocalisations avec une République affaiblie et instable dominée par les manouvres d'appareils ? "

   Lui préfère changer de politique, mais garder les institutions que nous a donnés le général de Gaulle. Et en fin de compte, ce qui nous manque, ce n'est pas de bonnes institutions, mais bien une volonté politique forte.

Par Durandal - Publié dans : Politique nationale
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Jeudi 19 avril 2007 4 19 /04 /2007 22:01

    Je trouve cet article du Monde intéressant, je mettrai celui concernant Nicolas Sarkozy demain. C'est en tout cas la vision que j'ai de Ségolène Royal et je ne dois pas être le seul. Je vous en conseille vivement sa lecture.

    J'en souligne ici des passages :

  Ségolène Royal, PS, candidate à l'élection présidentielle. | Jean-François Robert/Corbis Outline pour Le Monde 2 Jean-François Robert/Corbis Outline pour Le Monde 2

 Royal est de toute évidence devenue une candidate moins efficace. Et cela en dépit de son indépendance, de son évaluation correcte du souhait exprimé par les Français d'être entendus, de sa capacité à montrer de la compassion, de sa vision juste de l'ordre et de la sécurité dont a besoin le pays et de l'extrême méfiance des électeurs à l'égard de l'élite qui se cramponne au pouvoir.

[...]

Son problème, c'est la politique. Ségolène Royal n'y est pas vraiment à l'aise. Même si l'on doit reconnaître que l'instinct qui la pousse à éluder les exigences de la politique s'est trouvé validé par sa désignation par le Parti socialiste alors qu'elle avait soigneusement évité de fournir substance et détails. Une fois sa candidature acquise, Royal s'est efforcée de maintenir le plus longtemps possible sa méthode de départ - laquelle consiste à ignorer l'exigence politique fondamentale qui veut que l'on fournisse des explications détaillées et que l'on forge des alliances - comme modus operandi d'une campagne électorale s'étalant sur plusieurs mois.

[...]

Quand on émet des doutes sur sa compétence - problème qui ne s'est jamais posé pour Merkel, Thatcher ou Hillary Clinton -, Royal écarte la question d'un haussement d'épaules en prétendant qu'elle est la cible d'un monde hostile et macho.

[...]

Et puis elle hésite. Ce n'est pas vraiment à des centres de rééducation encadrés militairement qu'elle pensait pour placer les voyous des banlieues, mais à quelque chose de plus social. Un jour, dans un entretien écrit, elle fait une allusion aux aspects "brutaux" de son enfance ; le lendemain, à la télévision, elle refuse tout net d'évoquer le sujet. Dans ses tentatives pour présenter une personnalité compréhensible, la façon dont Ségolène Royal se dépeint à présent se résume souvent à une attitude de victimisation doublée d'une exaltation déplacée

Au final, incapable de proposer un avant-goût significatif de ce que serait la vie durant ses cinq années de présidence, Royal ne peut guère faire plus que demander aux Français de s'en remettre à ses instincts. Mais maintenant que sa mystique a perdu son éclat, cela ne peut qu'entrer en contradiction avec les vastes questions qui restent ouvertes sur sa compétence, sa crédibilité et sa capacité à diriger.

 

J'attends les commentaires de ceux qui la soutiennent...

Par Petrus - Publié dans : Politique nationale
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Vendredi 20 avril 2007 5 20 /04 /2007 21:22

   Comme je l'avais indiqué précédement je joins ici le lien concernant l'article de Nicolas Sarkozy. Je laisse le soin aux lecteurs de souligner les passages qu'ils jugent intéressant et de les répercuter ici en commentaire. Ainsi pourra-t-on débattre sur cet homem qu'est Nicolas Sarkozy, que ce soit ses qualités ou bien ses défauts, ses idées, ses pratiques etc...

Nicolas Sarkozy, UMP, candidat à l'élection présidentielle. | Jean-François Robert/Corbis Outline pour Le Monde 2

 

Par Petrus - Publié dans : Politique nationale
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Dimanche 6 mai 2007 7 06 /05 /2007 01:38

Retrouvez sur le lien ci-dessous le discours de Nicolas Sarkozy au soir de son élection :

Je serai le Président de tous les Français

Nicolas Sarkozy

Salle Gaveau - second tour de l'élection présidentielle
Dimanche 6 mai 2007

 Mes chers compatriotes,

En m’adressant à vous ce soir, dans ce moment qui est, chacun le comprend, exceptionnel dans la vie d’un homme, je ressens une immense émotion.

J’éprouve depuis mon plus jeune âge la fierté indicible d’appartenir à une grande, vieille et belle nation, la France. Je l’aime comme on aime les êtres chers qui nous ont tout donné. Maintenant c’est à mon tour de tout lui donner.

Ce soir ma pensée va aux millions de Français qui aujourd’hui m’ont témoigné leur confiance. Je veux leur dire qu’ils m’ont fait le plus grand honneur qui soit à mes yeux en me jugeant. digne de présider aux destinées de la France.

Ma pensée va à tous ceux qui m’ont accompagné dans cette campagne. Je veux leur dire ma gratitude et mon affection.

Ma pensée va à Madame Royal. Je veux lui dire que j’ai du respect pour elle et pour ses idées dans lesquelles tant de Français se sont reconnus.

Ma pensée va à tous les Français qui n’ont pas voté pour moi. Je veux leur dire que par-delà le combat politique, par-delà les divergences d’opinions, il n’y a pour moi qu’une seule France.

Je veux leur dire que je serai le Président de tous les Français, que je parlerai pour chacun d’entre eux. Je veux leur dire que ce soir, ce n’est pas la victoire d’une France contre une autre. Il n’y a pour moi ce soir qu’une seule victoire, celle de la démocratie, celle des valeurs qui nous unissent, celle de l’idéal qui nous rassemble. Ma priorité sera de tout mettre en œuvre pour que les Français aient toujours envie de se parler, de se comprendre, de travailler ensemble.

Le peuple français s’est exprimé. Il a choisi de rompre avec les idées, les habitudes et les comportements du passé. Je veux réhabiliter le travail, l’autorité, la morale, le respect, le mérite. Je veux remettre à l’honneur la nation et l’identité nationale. Je veux rendre aux Français la fierté d’être Français. Je veux en finir avec la repentance qui est une forme de haine de soi, et la concurrence des mémoires qui nourrit la haine des autres.

Le peuple français a choisi le changement. Ce changement je le mettrai en œuvre parce que c’est le mandat que j’ai reçu du peuple et parce que la France en a besoin. Mais je le ferai avec tous les Français. Je le ferai dans un esprit d’union et de fraternité. Je le ferai sans que personne n’ait le sentiment d’être exclu, d’être laissé pour compte. Je le ferai avec la volonté que chacun puisse trouver sa place dans notre République, que chacun s’y sente reconnu et respecté dans sa dignité de citoyen et dans sa dignité d’homme. Tous ceux que la vie a brisés, ceux que la vie a usés doivent savoir qu’ils ne seront pas abandonnés, qu’ils seront aidés, qu’ils seront secourus. Ceux qui ont le sentiment que quoi qu’ils fassent ils ne pourront pas s’en sortir doivent être sûrs qu’ils ne seront pas laissés de côté et qu’ils auront les mêmes chances que les autres.

J’appelle tous les Français par-delà leurs partis, leurs croyances, leurs origines, à s’unir à moi pour que la France se remette en mouvement.
J’appelle chacun à ne pas se laisser enfermer dans l’intolérance et dans le sectarisme, mais à s’ouvrir aux autres, à ceux qui ont des idées différentes, à ceux qui ont d’autres convictions.

Je veux lancer un appel à nos partenaires européens, auxquels notre destin est lié, pour leur dire que toute ma vie j’ai été européen, que je crois en la construction européenne et que ce soir la France est de retour en Europe. Mais je les conjure d’entendre la voix des peuples qui veulent être protégés. Je les conjure de ne pas rester sourds à la colère des peuples qui perçoivent l’Union Européenne non comme une protection mais comme le cheval de Troie de toutes les menaces que portent en elles les transformations du monde.

Je veux lancer un appel à nos amis Américains pour leur dire qu’ils peuvent compter sur notre amitié qui s’est forgée dans les tragédies de l’Histoire que nous avons affrontées ensemble. Je veux leur dire que la France sera toujours à leurs côtés quand ils auront besoin d’elle. Mais je veux leur dire aussi que l’amitié c’est accepter que ses amis puissent penser différemment, et qu’une grande nation comme les Etats-Unis a le devoir de ne pas faire obstacle à la lutte contre le réchauffement climatique, mais au contraire d’en prendre la tête parce que ce qui est en jeu c’est le sort de l’humanité tout entière.

Je veux lancer un appel à tous les peuples de la Méditerranée pour leur dire que c’est en Méditerranée que tout se joue, et que nous devons surmonter toutes les haines pour laisser la place à un grand rêve de paix et de civilisation. Je veux leur dire que le temps est venu de bâtir ensemble une Union Méditerranéenne qui sera un trait d’union entre l’Europe et l’Afrique.

Je veux lancer à tous les Africains un appel fraternel pour leur dire que nous voulons les aider à vaincre la maladie, la famine et la pauvreté et à vivre en paix. Je veux leur dire que nous déciderons ensemble d’une politique d’immigration maîtrisée et d’une politique de développement ambitieuse.

Je veux lancer un appel à tous ceux qui dans le monde croient aux valeurs de tolérance, de liberté, de démocratie et d’humanisme, à tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et par les dictatures, à tous les enfants et à toutes les femmes martyrisés dans le monde pour leur dire que la France sera à leurs côtés, qu’ils peuvent compter sur elle.

Mes chers compatriotes, nous allons écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire. Je suis sûr qu’elle sera grande et belle, et du fond du cœur ce soir je vous dis :

Vive la République !

Vive la France !

et la vidéo qui suit :

http://www.sarkozy.fr/video/index.php?intChannelId=1

 

 

 

Par Petrus - Publié dans : Politique nationale
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Mardi 8 mai 2007 2 08 /05 /2007 00:58

Vous trouverez ci-dessous les résultats de la 5e circonscription pour le second tour des présidentielles 2007. La gauche l'emporte, de peu (288 voix !!!), mais elle l'emporte !

Ce résultat est lié au très fort maintien de la gauche sur les Ulis, en moindre mesure de Bures sur Yvette et surtout au renversement d'Orsay...

A noter que la gauche l'emporte sur la 1ère circonscription (Evry) assez largement, la 6e (Massy) et la 10ème (Ste Michel). Toutes les autres ont voté Nicolas Sarkozy soit 6 circonscription sur 10 !

 
Inscrits
Votants
Exprimés
Royal
Sarkozy
Nbre
Nbre
%
Nbre
%
Nbre
%
Nbre
%
Bièvres
3058
2682
87,70%
2571
95,86%
1029
40,02%
1542
59.98%
Bures S/Yvette
6429
5813
90,42%
5572
95,85%
2955
53,03%
2617
46,97%
Gif S/Yvette
15523
13594
87,57%
13073
96,17%
5998
45,88%
7075
54,12%
Orsay
10837
9626
88,83%
9249
96,08%
4841
52,34%
4408
47,66%
Saclay
2089
1893
90,62%
1818
96,04%
820
45,10%
998
54,90%
St Aubin
588
530
90,14%
501
94,53%
233
46,51%
268
53,49%
Ulis (les)
12280
10580
86,16%
10217
96,57%
6740
65,97%
3477
34,03%
Vauhallan
1525
1327
87,02%
1318
99,32%
534
40,52%
784
59,48%
Verrières le Buisson
11617
10300
88,66%
9866
95,79%
4068
41,23%
5798
58,77%
Villiers le Bâcle
836
770
92,11%
745
96,75%
391
52,48%
354
47,52%
TOTAL
64782
57115
88,16%
54930
96,17%
27609
50,26%
27321
49,74

Il faut donc continuer à maintenir notre effort pour les législatives ! et ce afin d'éviter que le gouvernement s'appuie sur une majorité trop faible.

Par Petrus - Publié dans : Politique nationale
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Mardi 15 mai 2007 2 15 /05 /2007 22:49

   Je ne peux que saluer ici le geste du président de la République, Nicolas Sarkozy de faire lire la lettre aux lycéens de ce jeune résistant qu'était Guy Môquet. C'est un hommage très fort envers tous eux qui se sont battus, hommes, femmes, jeunes, pour nos libertés; qui ont résisté contre les atrocités, le totalitarisme. Au delà des clivages politiques, des idéologiques il me semble important de saluer ici leur mémoire.



Nicolas Sarkozy avait évoqué de nombreuses fois son souhait de faire lire la lettre écrite par le jeune résistant communiste à ses parents avant son exécution en 1941. « Ma première décision de président de la République sera de demander au futur ministre de l'Education nationale que cette lettre soit lue en début d'année à tous les lycéens de France » a annoncé le président de la République au cours de la cérémonie au Monument de la Cascade du Bois de Boulogne, le mercredi 16 mai.

« Je n'ai jamais pu lire ou écouter la lettre de Guy Môquet sans en être profondément bouleversé » a déclaré le président Nicolas Sarkozy. « Si j'ai tenu à faire ici ma première commémoration en tant que président », a-t-il expliqué, « c'est parce que je crois qu'il est essentiel d'expliquer à nos enfants ce qu'est un jeune Français, à travers le sacrifice de quelques-uns, l'anonyme grandeur d'un homme qui se donne à cause plus grande que lui. (…) Que les enfants mesurent l'horreur de la guerre et à quelles extrémités barbares elle peut conduire » a-t-il dit.

La dernière lettre de Guy Môquet :

   "Ma petite maman chérie,

    mon tout petit frère adoré,

    mon petit papa aimé,

   Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! ...

   

 

J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui, je l'escompte, sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.

   Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.

17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.

   Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, je vous embrasse de tout mon coeur d'enfant. Courage !

   Votre Guy qui vous aime

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-911007,0.html

Par Petrus - Publié dans : Politique nationale
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